Le rapport parlementaire sur les causes et les conséquences de la dénatalité en France a été rendu. Il comprend un quarantaine de propositions.

Publié le 11/02/2026 21:51

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Un nouveau-né, en janvier 2022. (SOPHIE GLOTIN / ICI PROVENCE)

Un nouveau-né, en janvier 2022. (SOPHIE GLOTIN / ICI PROVENCE)

La proposition de verser 250 euros par enfant par mois « est assez choc », réagit mercredi 11 février sur France Inter Guillemette Leneveu, directrice générale de l’Union nationale des associations familiales (Unaf), après la remise d’un rapport parlementaire sur la dénatalité.

Mercredi, le rapport de la mission d’information sur les causes et les conséquences de la dénatalité en France a été rendu. Il comprend un quarantaine de propositions dont la création d’un « versement familial unique » de 250 euros par enfant par mois, sans conditions de ressources, dès le premier enfant. Cette prestation fusionnerait une dizaine d’aides existantes, pour un surcoût d’environ 3 à 8 milliards d’euros. Actuellement les allocations familiales sont versées à partir du 2e enfant à charge, sous conditions de ressources.

Pour Guillemette Leneveu, si cette mesure devait être mise en place, « en passant par un regroupement d’allocations », il faudrait « faire attention à ce qu’elle ne fasse pas de perdants ». La directrice se réjouit toutefois que « l’universalité soit posée », car « c’est un message très fort ». En France, « il n’est pas toujours très bien compris », analyse Guillemette Leneveu parce que l’on a « un mode de redistribution qui passe par l’impôt, par la cotisation et en face on a un système de Sécurité sociale qui fait qu’on reçoit selon la situation sociale ou ses besoins ». La directrice estime d’ailleurs que depuis une quinzaine d’années, « cette politique familiale a été beaucoup écornée ». Une situation qu’elle regrette parce que « quand on accueille un enfant, tout le monde est confronté à la question du coût, du temps et de la conciliation avec son travail ».

Cette piste de 250 euros est « bonne » pour Guillemette Leneveu parce qu’un « enfant c’est beaucoup de bonheur mais c’est aussi coûteux ». Toutefois, la directrice de l’Unaf souligne que ce n’est pas l’unique solution et que le rapport comprend d’autres mesures : « On sait que pour faire face à la dénatalité, pour redonner confiance, on doit agir sur différents leviers. C’en est un puisque quand on interroge les familles, elles nous disent que leur désir d’enfant est contrarié par le fait qu’elles rencontrent des freins financiers ». Le rapport prône effectivement d’autres mesures comme un congé parental universel, un prêt à taux zéro pour agrandir son logement, ou encore des ouvertures de crèches.

« Il faut qu’on ait une vision, un cap et c’est tout l’intérêt de ce rapport de dresser tout un ensemble de mesures inscrites dans le temps », insiste la directrice de l’Unaf qui l’assure : « Il faut pouvoir redonner confiance ».