COMPTE RENDU D’AUDIENCE – Les deux avocats soutiennent que la figure de proue du RN ne peut pas être poursuivie pour détournement de fonds publics et qu’elle est « de totale bonne foi ». L’arrêt sera rendu le 7 juillet.

Nul ne sait avec quelle dextérité le citoyen Bosselut Rodolphe, pendant ses loisirs, assemble les puzzles ; la dernière journée d’audience du procès dit « des assistants parlementaires du FN » a montré le talent de Me Rodolphe Bosselut pour démolir ceux des autres – en l’espèce la fresque accusatoire du parquet général qui a requis 4 ans de prison dont trois avec sursis, 100.000 euros d’amende et 5 ans d’inéligibilité à l’encontre de Marine Le Pen, sa cliente.

Me Sandra Chirac-Kollarik, l’œil neuf du dossier, avait auparavant déblayé le terrain non sans verve, examinant à sa manière chacun des contrats d’assistants litigieux. Sans surprise, elle avait conclu que Mme Le Pen, « à aucun moment, n’avait envisagé qu’elle avait pu enfreindre le règlement du Parlement européen », d’autant plus que ce dernier, « à aucun moment n’avait émis d’alerte ».

Au procès en appel du FN, une défense moins agressive marque un point à l’ouverture des débats

Me Bosselut prend le relais pour mettre en lumière le caractère d’un dossier sur lequel pèsent de tout leur poids l’exécution provisoire…

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