En fonction depuis 2014, Jean-Pierre Rico, maire sortant de Pérols, dans la métropole de Montpellier, brigue un troisième mandat.

Vous êtes candidat pour un troisième mandat. À quel moment la question s’est posée de repartir ou pas ?

Pour être sincère, la question ne s’est pas trop posée. J’aime cette ville et un certain nombre de gros projets sont en cours et je veux les terminer. D’ici la fin de l’année, on aura fini le complexe sportif Marius-Vitou. Le tennis et le padel sont opérationnels. Maintenant il y a le stade : le terrain d’entraînement en synthétique et le terrain d’honneur. C’est 4,5 millions d’euros d’investissement porté par le MHSC et c’est zéro frais pour la commune. Et il y a aussi un deuxième gros projet qui a été engagé il y a douze ans, c’est la création de la digue de protection du quartier des cabanes et on pose cette semaine la dernière palplanche, il y en a pour 3,7 M€, financés par la Gemapi, donc la Métropole.

Quel regard portez-vous sur votre mandat qui s’achève ?

Le premier mandat a été consacré à lancer les grandes opérations et à assainir les finances. Le deuxième mandat, ce sont les concrétisations. C’est le travail qui a débuté dans le cœur de ville et dans tous les quartiers pour pouvoir améliorer la qualité de vie. Il y a la cave coopérative aussi, qui est devenue un lieu culturel de première importance. On a le théâtre de verdure qui connaît un succès extraordinaire. L’autre aspect, et c’est pour ça que j’ai appelé ma liste “Fiers d’être péroliens”, c’est le fait qu’il y a douze ans, Pérols était totalement endormie et on est devenue une ville dynamique dont les habitants sont fiers.

« Résultat : un Fenouillet qui n’a pas évolué et des commerces qui sont en train de souffrir d’une manière insupportable »

Et les choses dont vous êtes le moins fier ?

La déception, c’est le Fenouillet. On a perdu beaucoup de temps. Il y a d’abord eu Shopping promenade qui a été abandonné, puis le stade, puis le stade au parc des expos… Résultat : en 2026, un Fenouillet qui n’a pas évolué et des commerces qui sont en train de souffrir économiquement d’une manière insupportable. Alors nous, nous avons initié un projet quand on a appris que la Métropole voulait installer un centre de maintenance de la ligne de tramway, avec, au-dessus, un P + tram et sur les étages supérieurs, on veut créer un centre commercial. Comme à Odysseum, avec le tramway qui arrive en dessous et les commerces au-dessus.

Pourquoi la Métropole vous suivrait ?

Parce la Ville de Pérols est aussi administrateur de la SA3M, l’administrateur de la Métropole. Et le permis de construire, c’est le maire de Pérols qui le signe donc cela ne peut pas se faire sans son avis.

Quels sont les projets que vous voulez porter pour le prochain mandat ?

Le projet qui est important, c’est la requalification de la partie sud de la ville. Et notamment, un projet écotouristique avec les cabanes de Pérols, où on fait la digue, et tout ce projet de renaturation de ce qu’on appelle le triangle de l’Avranche, et on y mettrait quatre restaurants familiaux. Le deuxième projet important, c’est le parcours de santé, que l’on veut doubler. Il y a aussi la route de Lattes qu’il faut réaménager, avec le pluvial à refaire, la piste cyclable, c’est un projet à 5,5 M€…

Casino : « Mon objectif, c’est de bâtir un dossier et d’aller le présenter moi-même au ministre de l’Intérieur »

Le projet de casino est-il toujours à l’ordre du jour ?

À l’issue des élections municipales, mon objectif, c’est de bâtir un dossier de demande et d’aller le présenter moi-même au ministre de l’Intérieur, c’est lui qui décide en France. Il faut savoir que le casino du Grau-du-Roi, c’est 2 M€ de ressources fiscales pour la ville. Palavas, 1,6 M€ et La Grande-Motte, 4,2 M€. On peut très bien imaginer consacrer 50 % de cette somme pour réduire le taux d’imposition et 50 % pour pouvoir accélérer les travaux de réfection de la ville.

Vos détracteurs reprochent à Jean-Pierre Rico de faire du Jean-Pierre Rico. Cela peut-il changer avec un troisième mandat ?

Vous croyez qu’on va me changer à 65 ans ? (Il rit) Parfois, il y a des soirs, lorsque je rentre, je me dis, oh p… mais pourquoi tu es allé aussi loin ? Et je m’en veux. Après, la qualité qui y est associée, je pense, c’est que je ne suis pas rancunier. Donc j’espère que ça compense. Et puis, il y a quand même le travail accompli. Pour les Péroliens, c’est une fierté d’habiter ici.

Réunion publique ce vendredi 13 février, à 18 h 30, à la salle Yves-Abric.