« J’ai 92 ans et mon épouse 89. Elle sort peu, mais ces derniers jours, alors que nous étions dans Grenoble, elle s’est mise à pleurer. Elle m’a dit : “Jamais je n’ai vu Grenoble comme ça.” Je lui ai répondu : “Nous il ne nous reste plus beaucoup de temps, ce sont les jeunes qui sont à plaindre…” » Il est 9h30 et devant leur café, Albert (*) et deux de ses amies, qui se remettent de leur aller-retour quasi quotidien à La Bastille, devisent sur la capitale des Alpes, dans laquelle ils vivent sinon depuis toujours, du moins depuis longtemps. Prudents d’abord, ils…