Le FC Grenoble Rugby (FCG) n’attend que les subventions pour commencer les travaux, mais table sur une livraison avant la fin de l’année. Le stade restera propriété de la Ville Grenoble mais le FCG peut se projeter sur une gestion pendant au moins quarante ans.
Le FC Grenoble Rugby va réaliser des travaux sur le stade Lesdiguières, notamment grâce à la possibilité de signer un bail emphytéotique avec la Ville de Grenoble pour exploiter le lieu au moins pendant quarante ans.
« C’est l’arlésienne », admet Patrick Goffi, président du FC Grenoble Rugby, ce mardi 10 février : la rénovation du stade Lesdiguières se fait attendre, alors qu’un calendrier avait été annoncé pour une fin de travaux l’an dernier. Mais, il l’assure : « Nous n’en sommes plus à l’hypothèse. Le projet se fera. » Et les équipes porteuses de cette rénovation misent sur un lancement du chantier à la fin du premier semestre pour une livraison avant la fin de l’année.
Vers un bail emphytéotique
Dans les faits, l’association attend l’accord des subventions (5 millions d’euros attendus au total), accordées par la Région Auvergne-Rhône-Alpes et par le Département de l’Isère, même si Patrick Goffi annonce avoir déjà reçu « un engagement » de leur part.

La Ville de Grenoble a, de son côté, voté à l’unanimité, le 2 février, l’autorisation d’un bail emphytéotique qui va permettre à l’association de rugby de porter l’équipement : « Elle a quarante ans devant elle, mais le stade Lesdiguières reste propriété de la Ville », explique Eric Piolle, maire de Grenoble, sachant qu’il l’affirme : « La Ville n’était pas en capacité de porter l’investissement » des travaux. Le loyer payé par l’association sera de 70 000 euros, « un prix établi par France Domaine », précise le maire. La Ville va accorder une subvention de 750 000 euros pour le projet, dont le coût est de 9 millions d’euros TTC.

Trois tribunes seront détruites, mais le FCG maintient qu’il restera des gradins pour accueillir le public, avec 5 000 places dans la tribune restante qui sera rénovée. Un espace de terrain couvert sera installé, ainsi que différents bâtiments qui accueilleront des salles de formation, des espaces de sport, de balnéo, un self, une salle réceptive, etc.
Un organisme de formation
Des séminaires pourront encore être accueillis, avec des moyens agrandis, apprécie le FCG : « Nous avons envie de développer le lien entre les entreprises et le sport. » Le projet est aussi de mettre en place un organisme de formation « qui va démarrer cette année », communique le FCG. Malgré tout, la Ville pourra avoir accès au stade dix jours par an pour des événements sportifs.