La révélation de ses liens avec Jeffrey Epstein par la justice
américaine aura eu raison de lui. Le 7 février dernier, l’ancien
ministre de la Culture
Jack Lang a annoncé sa démission
de la présidence de l’Institut
du monde arabe, un poste qu’il occupait depuis 13 ans. Un véritable
coup de tonnerre dans le ciel politique français, auquel fait suite
une inévitable libération de la parole…

Dans les colonnes du Monde, l’ancien conseiller spécial au ministère
de la culture et de l’éducation nationale, Bernard
Latarjet,
 a accepté de se livrer sur sa collaboration
passée avec Jack Lang. Et il n’a pas que de jolies choses à en
dire ! Selon lui, l’ancienne figure du pouvoir
mitterrandien était un homme très exigeant
, pour ne pas
dire beaucoup trop. « Il travaillait énormément, il assommait,
il asphyxiait d’exigences, de commandes, de
demandes »
, révèle son ancien collaborateur, sans
filtre.

« Tous les jours, il m’appelait, m’envoyait des courriers,
mails, textos »

Ces souvenirs,
Rima Abdul Malak
les garde aussi. Également interrogée par Le
Monde, l’ancienne ministre de la Culture confie avoir
longtemps croulé sous les demandes de Lang, même
après son mandat de ministre. « Il n’a jamais cessé d’être
ministre. Tous les jours, il m’appelait, m’envoyait des
courriers, mails, textos…
J’avais une pochette spéciale
Lang », révèle-t-elle.

Elle poursuit, expliquant que l’ancien ministre du gouvernement
de
Lionel Jospin
ne se refusait jamais rien, et pensait
que tout lui était dû.
« Il ne rate rien qui puisse le
mettre en valeur, un honneur, une médaille, il est garant de son
héritage et de sa reconnaissance à chaque seconde de sa vie… Tout
le monde savait qu’il ne payait rien à Cannes. Il considère qu’il
doit être invité partout, dans des conditions de luxe. Cette partie
de sa personnalité renvoie aux critiques de la gauche caviar,
l’appât de l’argent, des cercles de luxe et de pouvoir. Mais il est
aussi capable d’aller sur les chars de la Techno Parade et dans des
petits ateliers underground, pour soutenir les artistes. »

Closer

Un attrait pour le pouvoir et le luxe à
l’image de Jeffrey Epstein

Ces confidences viennent confirmer l’attrait de Jack Lang pour
le luxe et le pouvoir, et expliquent en partie sa relation
de proximité avec le milliardaire Jeffrey Epstein,

récemment dévoilée par la justice américaine. Des échanges de mails
révèlent en effet que l’ancien ministre et le pédocriminel auraient
entretenu une amitié de longue date, durant laquelle Epstein aurait
notamment financé plusieurs des projets politiques de Lang.