La mine fatiguée et les traits tirés, Mounir Mansouri n’avait pas l’air à son aise, ce mercredi 11 février, pour son deuxième round judiciaire, devant la 33e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris.
La veille, il avait entendu le parquet requérir 9 ans de prison à son encontre dans une affaire de trafic de drogue, – reposant sur des écoutes peu convaincantes -, entre le Maroc, l’Espagne et la région parisienne sur la période 2008-2011.
Mercredi, le représentant du Ministère public a réclamé 15 ans de prison, assortis d’une période de sûreté des deux tiers, à son encontre pour une importation de 740 kg de résine de cannabis par hélicoptère, en mars 2016 en Espagne. Celui qui est surnommé le chauve était aussi suspecté d’avoir acheminé 332 kg de la même drogue, en mars 2019, dans un box à Vincennes (Val-de-Marne).
Là pour « crédibiliser la location d’un « hélicoptère » et rien d’autre
« On sait quelle est la position de M. Mansouri dans la physionomie du trafic francilien et international à l’époque, a assuré la procureure de la République. Il en vit depuis des années et malheureusement pour lui, c’est l’heure de solder les comptes ».
Dans ces deux affaires, le délibéré sera rendu le 12 mars prochain.
« Commanditaire et instigateur » pour la justice, Mounir Mansouri, lui, s’est dépeint comme simple intervenant pour « crédibiliser la location d’un hélicoptère » du côté de Toussus-le-Noble (Yvelines) en janvier 2015. Une location d’un an d’un aéronef de type Écureui…