Bonjour et bienvenue dans ce direct, il est alimenté sur le terrain par nos rédactions d’Indre-et-Loire, de l’Indre, de Loir-et-Cher, des Deux-Sèvres et de la Vienne et est édité par Boris Granger et Sébastien Bourcier.
12 h 30. Vous venez d’arriver sur ce direct et vous n’avez pas le temps (ou le courage) de relire le fil de la matinée ? Pas de panique, on vous fait un résumé de la situation à midi.
- Vienne : Le département passe en vigilance jaune renforcée orages à partir de 13 h et prévoit des averses orageuses dans l’après-midi. Côté rivières, la Charente déborde à Civray (plusieurs routes coupées), tout comme la Clouère à Château-Larcher. Une cellule de crise est ouverte à Montmorillon, où la Gartempe, haute, reste stable, et à Chauvigny où la Vienne doit atteindre 3,61 m à 18 h, ce qui risque d’impacter certains secteurs. En aval, la Vienne a débordé à Châtellerault, sans mordre sur la rue. Au cours des dernières 24 heures, les pompiers sont intervenus douze fois et 800 foyers ont été privés d’électricité.
- Deux-Sèvres : De gros coups de vent ont été relevés dans le département, la plus forte rafale plafonnant à 100 km/h. Dans l’après-midi, les précipitations seront de 5 mm à 25 mm. Plusieurs rivières sont sorties de leur lit : le Thouet à Saint-Loup-Lamairé, à Thouars et à Parthenay, tandis que la Sèvre Nantaise bloque l’entrée du bourg de Saint-André-sur-Sèvre.
- Indre-et-Loire : À Chinon, la Vienne a atteint les 4,30 m à 9 h 45 et la situation se stabilise jusqu’à minuit. La mairie reste confiante. Du côté de Nouâtre, le pic des 8 m est attendu dans la journée.
- Loir-et-Cher : Plusieurs arbres sont tombés sur les routes du département et 650 foyers étaient encore privés d’électricité à 10 h 30 (1.100 à 8 h 30). La Ville de Blois a pris un arrêté municipal pour interdire l’accès stade des Allées.
- Indre : La Creuse est sortie de son lit à Saint-Gaultier et des arbres sont tombés sous l’effet du vent, comme à Villedieu-sur-Indre.
12 h 15. Dans un point de situation fait à 11 h, la préfecture de la Vendée a notamment précisé que les niveaux « sont actuellement élevés » sur l’ensemble du bassin de la Sèvre Nantaise. Si la tempête Nils a apporté des cumuls de précipitations localement importants, ceux-ci se sont révélés inférieurs à ce qui était attendu.
Reste que la hausse des niveaux va se poursuivre aujourd’hui : des débordements « localement significatifs » sont d’ailleurs en cours dans les secteurs de Saint-Mesmin-Cerizay, Saint-Laurent-sur-Sèvre et Tiffauges.
12 h 10. Dans le Bocage bressuirais, le territoire le plus touché semble être celui autour de Saint-André-sur-Sèvre avec la crue de la Sèvre Nantaise. La route de l’entrée du bourg commence à être inondée. La route entre Cerizay et Saint-André-sur-Sèvre devrait bientôt l’être également. Au village du Laidet, situé dans la commune, le moulin et plusieurs habitations ont les pieds dans l’eau.

Plusieurs habitations ont les pieds dans l’eau à Saint-André-sur-Sèvre.
© Photo Dany Grellier
12 h 05. La préfecture de la Vienne indique que Météo France place le département en vigilance jaune renforcée orages à partir de 13 h. « Des averses orageuses circuleront cet après-midi sur le département. Ces orages peuvent engendrer localement des cumuls de précipitations importants accompagnés de rafales de vent de 70 km/h à 90 km/h. Ces orages peuvent être ponctués de grésil », précise-t-elle.
12 h. Dans les Deux-Sèvres, le passage de la tempête Nils n’a pas entraîné de recrudescence du nombre d’interventions des secours : deux fils électriques ont été « endommagés » quand la réserve citoyenne a été engagée à Saint-Maixent-l’École, avec quatorze jeunes sapeurs-pompiers et deux encadrants mobilisés « en appui logistique ».
En plus d’aider les services techniques de la Ville à poser des sacs de sable là où il le fallait, ces derniers ont assuré une présence dans le hall Denfert où un centre d’hébergement d’urgence avait été mis en place au vu des prévisions en matière de crue, un pic de la Sèvre Niortaise étant initialement attendu à 4 h du matin puis à 11 h ce jeudi : quinze habitants y ont été accueillis.
Le secteur principalement surveillé était celui de la gare, avec les rues du Faubourg-Charrault, de la Garenne ou Hays-O-Clerc. « Les prévisions sont désormais plus tempérées, mais nous restons vigilants », assure Victoria Senelier, directrice générale des services.

Une cascade d’eau à Ricou, commune d’Azay-le-Brûlé, dans les Deux-Sèvres.
© Photo NR, Jean-André Boutier
11 h 55. Les agents d’Enedis sont toujours à pied d’œuvre en Loir-et-Cher pour rétablir la situation après la tempête Nils. Vers 10 h 30, 650 clients étaient encore privés d’électricité contre 1.100 à 8 h 30. Enedis rappelle également qu’il ne faut « jamais toucher des fils tombés à terre ».
11 h 50. Dans la Vienne, les pompiers indiquent être intervenus seulement douze fois dans les dernières 24 heures. Principalement pour des arbres tombés (à Dissay, Fontaine-le-Comte, Civray, Charroux, Lussac-les-Châteaux, Lencloître, Saint-Secondin, Queaux ou encore La Chapelle-Bâton) mais aussi une fois pour une inondation dans le sud du département.
11 h 40. À Civray, dans la Vienne, le site de la plage près du camping se retrouve sous les eaux. La Charente flirte avec la route de Roche et les toboggans se transforment en toboggans aquatiques. Le parking du Petit-Paradis est quant à lui recouvert d’eau. À 10 h, la rivière commençait à occuper la route qui mène au centre-ville.

À Civray, le city stade est complètement immergé.
© Photo cor. NR, Bernard Chevalier
11 h 35. Enedis, qui gère la quasi-totalité du réseau électrique français, annonce mobiliser 3.000 personnes afin de rétablir l’électricité dans les foyers où elle est coupée.
« On a 1.500 techniciens qui avaient été prémobilisés grâce aux prévisions météorologiques, qui sont à pied d’œuvre sur le terrain, et on renforce le dispositif », a déclaré lors d’un point presse Hervé Champenois, directeur de crise d’Enedis.
100 km/h
C’est la rafale la plus importante relevée dans les Deux-Sèvres, à Scillé. Suivent Bressuire et Thénezay avec 81 km/h, Melle avec 79 km/h et Niort avec 78 km/h.
11 h 30. En raison des intempéries et du « cumul des précipitations », la Ville de Blois vient de prendre un arrêté pour interdire l’accès au stade des Allées, devenu impraticable, du vendredi 13 au lundi 16 février. Par conséquent, le match de Nationale 2 de football entre le Blois Foot 41 et l’US Thionville, prévu samedi 14 février à 18 h, est reporté.
11 h 20. Entre Parthenay et Thouars, à Saint-Loup-Lamairé, le Thouet empiète sur la place des Poulies sans pour autant entrer dans le village. Selon le site Vigicrues, le niveau de la rivière a atteint 2,96 m à 6 h 30 au niveau de la station Le Pont. Une crue moyenne, comme à Parthenay : il y a bientôt deux ans, le 23 février 2024, un pic à 3,74 m avait été enregistré.

À Saint-Loup-Lamairé, le Thouet empiète sur la place des Poulies sans pour autant entrer dans le village.
© Photo cor. NR, Jean-Luc Haensler
11 h 10. À Saint-Gaultier, dans l’Indre, la Creuse est sortie de son lit sur plus d’une dizaine de mètres : « On ne voit même plus la berge. »

La Creuse déborde du côté de Saint-Gaultier, dans l’Indre.
© Photo cor. NR, Mélanie Janvoie
11 h 05. D’après le centre interrégional Sud-Ouest de Météo-France, basé à Mérignac (Gironde), la rafale la plus importante relevée lors du passage de la tempête Nils dans les Deux-Sèvres a atteint 100 km/h à Scillé. Suivent Bressuire et Thénezay avec 81 km/h, Melle avec 79 km/h et Niort avec 78 km/h. Ces vitesses se rapprochent plus de celles d’un « coup de vent » que de celles d’une tempête au sens strict du terme.
Dans le sillage de Nils, un ciel de traîne suivra dans l’après-midi avec des averses orageuses, surtout dans le sud du département avec un risque de coups de tonnerre et d’éclairs, accompagnées de rafales de vent entre 80 km/h et 90 km/h. Il n’est pas impossible que les 100 km/h soient atteints localement.
Toujours dans cette partie sud des Deux-Sèvres, il faut s’attendre à 15 mm voire 20 mm de précipitations supplémentaires, 25 mm par endroits « grand maximum ». Au nord, ce sera plus entre 5 mm et 10 mm, également avec du vent.
11 h. Nouvelle évolution sur la carte de Météo France : 28 départements sont désormais classés en orange et 5 en rouge.
10 h 50. Un peu plus loin, en Nouvelle-Aquitaine, du côté de la Gironde classée en vigilance rouge crues, la tempête Nils a fait quelques dégâts à Bordeaux : câbles électriques au sol, poubelles renversées, branchages éparpillés par terre et des arbustes déracinés. Le vent souffle toujours fort ce jeudi et la Garonne est pleine à ras bord. Les parcs et jardins ont été fermés par précaution.
10 h 40. En Thouarsais, la tempête Nils impacte… la Saint-Valentin. Au matin du 12 février, le Thouet était sorti de son lit. À Missé, l’eau est montée à 3,5 m (contre 1,5 m en période calme). Un peu plus en aval, certains chemins sont actuellement inaccessibles, comme la promenade des Pommiers, à Thouars.
C’est ici qu’est situé le restaurant Les S’potes. « La rivière est haute, mais moins que l’an dernier au 10 janvier », compare Christophe Gerardin. Si, cette fois-ci, l’eau du Thouet arrive tout juste au niveau de sa terrasse, le restaurant est toutefois contraint de fermer. « Avec la crue, il n’y a aucun accès jusqu’au restaurant. Les camions ne peuvent pas venir nous livrer. Si ça ne baisse pas, on sera fermé pour la Saint-Valentin », craint le gérant.

Dans le Thouarsais, le Thouet est sorti de son lit.
© Photo NR, Thomas Delaunay
10 h 35. À Montmorillon, dans la Vienne, la mairie annonce l’ouverture d’une cellule de crise et joint ces deux numéros : 05.49.91.13.99 et 05.49.91.17.78. Selon Sentival, pour l’instant, la tendance est stable et va vers un ralentissement. La Gartempe reste en vigilance jaune.
36.800
C’est le nombre de foyers privés d’électricité dans le Poitou-Charentes selon Enedis, principalement en Charente-Maritime (19.000), Charente (17.000) et Vienne (800).
10 h 30. Conformément aux prévisions, l’eau avait atteint 4,30 m à 9 h 45 à Chinon. Selon Vigicrues, la situation devrait se stabiliser jusqu’à minuit puis s’accélérer et grimper jusqu’à demain matin jusqu’à au moins 4,75 m.
Du côté de la mairie, on ne s’inquiète toujours pas : « En dessous de 5 m, ça va. » Mais pour rappel, Chinon dépend de la station de Nouâtre avec laquelle elle a dix heures de retard. Donc si Nouâtre est sous l’eau dès ce matin, il faut rester vigilant jusqu’à demain à Chinon.
10 h 15. À Château-Larcher dans la Vienne, c’est la Clouère qui est sortie de son lit et a inondé le terrain de football. Le club prévient d’ores et déjà sur Facebook : il n’y aura pas de match ce dimanche !
10 h 10. Premier bilan du côté d’Enedis : à 8 h 30, le gestionnaire de réseau fait état de 900.000 clients privés l’électricité. La Nouvelle-Aquitaine est la région la plus touchée, avec 498.000 clients impactés (365.000 en Occitanie).
En Poitou-Charentes, Enedis dénombre 36.800 clients impactés, essentiellement en Charente-Maritime (19.000), Charente (17.000) et Vienne (800).
10 h 05. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Vienne a continué de monter à Chauvigny pour atteindre une hauteur de 3,10 m à 9 h. Dès 7 h 30 ce jeudi, la mairie a réactivé la cellule de crise déployée 48 heures plus tôt pour mettre en place des dispositifs de prévention en cas d’inondations si la rivière sortait de son lit.

C’est au niveau de Vicq-sur-Gartempe et Saint-Pierre-de-Maille que l’eau est le plus montée dans la Vienne ce jeudi.
© Photo NR, Mathieu Herduin
« La nuit a été quelque peu agitée car Vigicrues annonçait une prévision à 6 mètres », raconte Gilles Talbot, adjoint chargé de l’environnement et de la sécurité, à pied d’œuvre sur le terrain avec d’autres élus et des agents du centre technique municipal.
À 18 h, la prévision haute de Vigicrues se situe à 3,61 m. « À ce niveau-là, certains secteurs risquent d’être impactés, comme la place du Dauphin ou le village de Moulin-Milon », estime Gilles Talbot. En mars 2024, la crue de la Vienne avait atteint 4,40 m à Chauvigny.
10 h. Dans l’Indre, qui est en vigilance jaune vent et crues, le temps semble calme ce matin. Ce qui n’empêche pas des arbres de tomber sous l’effet du vent, comme ici à Villedieu-sur-Indre, allée de Mehun. Dans sa chute, l’arbre a cassé la barrière de sécurité en bois. Les services techniques de la Ville sont intervenus.

À Villedieu-sur-Indre, un arbre a chuté sur une barrière de sécurité en bois.
© Photo NR, Pierre Calmeilles
9 h 57. Selon le site Sentival, les cours d’eau en Loir-et-Cher sont montés de quelques centimètres depuis mercredi soir, mais la majorité d’entre eux gardent la mention « aucune inondation », comme la Loire à Blois (+ 6 cm), le Cher à Montrichard-Val-de-Cher (+ 24 cm) ou à Selles-sur-Cher (+ 15 cm), le Beuvron à Montrieux-en-Sologne (+ 25 cm), ou la Sauldre (+ 42 cm) à Salbris. Seuls le Loir à Villavard (+ 17 cm) ou encore la Braye à Sargé-sur-Braye (+ 23 cm) apparaissent en jaune avec la mention « inondation limitée ».
9 h 55. À Nouâtre, village du Chinonais, en Indre-et-Loire, qui a connu une crue majeure à Pâques 2024, le pic de 8 m est attendu dans la journée. « Cela rappelle de mauvais souvenirs, on subit les choses mais pour le moment ça va, raconte Claire Nadreau, gérante de la supérette du village qui avait eu 40 cm d’eau dans sa boutique. La Vienne charrie des arbres, cela veut dire qu’elle monte encore. »

« Cela rappelle de mauvais souvenirs » : Claire Nadreau, gérante de la supérette de Nouâtre, avait eu 40 cm d’eau dans son magasin lors de la crue de Pâques 2024.
© Photo NR, Alexandre Salle
9 h 52. La municipalité de Saint-Maixent-l’École, dans les Deux-Sèvres, a indiqué dans la matinée que la montée de la crue avait été beaucoup moins forte qu’annoncée : « Les prévisions annonçaient 10 cm par heure à 18 h, elles ont été de 1 cm par heure finalement au cours de la nuit. Le pic de crue est annoncé à 19 h avec une valeur moyenne de 1,71 m, soit au-dessus de toutes les crues connues post 1982. »
9 h 50. À Chauvigny, dans la Vienne, la situation semble stable pour le moment. La rivière Vienne est encore dans son lit au niveau de la ville, mais a débordé en amont, notamment le long de la route vers Valdivienne. Une cellule de crise a été mise en place par la Ville. Un élu et un policier municipal ont notamment fait le tour des habitations en bord de Vienne pour leur rappeler les risques de crue.

À Chauvigny, élus et policiers font le tour des habitations en bord de Vienne pour rappeler les risques de crue.
© Photo NR, Mathieu Herduin
9 h 47. En Vendée, dans un bulletin d’information diffusé ce jeudi au petit matin, le service départemental d’intervention et de secours annonce que ses sapeurs-pompiers ont mené onze opérations dans dix communes différentes dans les vingt-deux dernières heures en lien avec les intempéries : huit pour des reconnaissances ou des patrouilles auprès de personnes sinistrées, deux pour des chutes d’arbres et une dernière pour protéger des biens.
Quarante-trois sollicitations ont été transférées à d’autres services, comme les forces de l’ordre ou les municipalités. La Vendée est, comme les quatre départements de l’ancienne région Poitou-Charentes, classée en vigilance orange aux crues.
9 h 45. À Châtellerault, la Vienne a débordé sur le quai Alsace-Lorraine (centre-ville, rive gauche), fermé à la circulation, sans toutefois mordre pour l’heure sur la rue. Une situation habituelle en cette période de l’année
Châtellerault et le secteur restent placés en cette journée du 12 février en vigilance orange crues. Le relevé de la station locale fait état d’une hauteur d’eau de 3,29 m actuellement (niveau normal à 1,50 m) avec une tendance à une lente montée des eaux dans la journée et dans la nuit et jusqu’à 4,60 m dans la journée de vendredi 13 février.

À Châtellerault, la Vienne déborde sur le quai Alsace-Lorraine.
© Photo NR, Franck Bastard
9 h 40. Un premier bilan délivré par les gendarmes du Loir-et-Cher, jeudi matin, annonce que les coups de vent de la tempête Nils se sont calmés après 5 h du matin, avec beaucoup moins de sollicitations, pour eux comme pour les agents du conseil départemental ou des mairies concernées.
Dans la nuit, des arbres sont tombés un peu partout dans le département : Moray, Vineuil, Le Controis-en-Sologne, Châteauvieux, Saint-Léonard-en-Beauce, Soings-en-Sologne, Selles-Saint-Denis, etc. Aucun accident, ni blessé n’est à déplorer après ces chutes d’arbres ou de poteaux électriques sur les routes.
9 h 35. Dans un communiqué de presse diffusé dès hier en toute fin d’après-midi, Enedis Poitou-Charentes annonçait « activer son dispositif de force d’intervention rapide d’électricité » dans les quatre départements qu’il couvre, à savoir la Charente, la Charente-Maritime, les Deux-Sèvres et la Vienne.
Ces équipes dites « Fire » comprennent des techniciens, avec des renforts venus de toute la France, censées sécuriser les éventuelles pannes et rétablir, si besoin, l’électricité pour les clients. Rappelant que sa priorité reste « la sécurité des personnes et des biens », le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité insiste sur deux consignes de sécurité : « Ne jamais toucher un fil tombé à terre » et « signaler toute situation dangereuse au 09.726.750 + n° du département ».
9 h 30. Un point sur le niveau des cours d’eau dans la Vienne entre 8 h et 9 h d’après le site Sentival et l’application Riverapp. La Vienne a été mesurée à 3,9 m à Lussac-les-Châteaux, 3 m à Chauvigny, 3,2 m à Châtellerault et 4,9 m à Ingrandes-sur-Vienne soit une montée des eaux entre 21 cm et 37 cm dans les douze dernières heures. Selon les prévisions, les 6 mètres pourraient être dépassés à Ingrandes dans la nuit prochaine.
Le Clain est aussi bien monté (jusqu’à 25 cm de plus en douze heures à Vivonne) mais est stable ce jeudi matin, au plus haut à 2,5 m au Pont neuf à Poitiers.
Enfin, la Gartempe est la rivière qui a le plus gonflé dans la nuit avec + 79 cm à Montmorillon et + 61 cm à Saint-Savin. Elle est au plus haut à Vicq-sur-Gartempe actuellement avec 2,7 m et sa montée est continue.

La Gartempe en crue à Montmorillon.
© Photo cor. NR, Patrick Cuzol
9 h 25. En Loir-et-Cher, vers 8 h 30, 1.100 clients sont privés d’électricité ce jeudi matin après le passage de la tempête Nils. Dans la nuit, plusieurs arbres sont tombés sur la chaussée dans le département : entre Saint-Viâtre et Salbris, sur la D20 entre Fontaines-en-Sologne et Mur-de-Sologne, ou encore sur la D41 entre Theillay et Nançay.
9 h 20. Après un tour d’horizon des zones sensibles aux inondations et aux débordements, aucun dégât majeur ne semble être à déplorer à Parthenay. Des jardins sont inondés en bordure du Thouet, mais la crue est visiblement restée modérée, avec un pic à 2,55 m atteint au petit matin.
Dans la rue du Château, dans le quartier médiéval, où des habitations avaient été impactées par la dernière crue en janvier 2025, on a toutefois pris des précautions ce jeudi matin, comme ici avec l’installation d’un batardeau devant une porte d’entrée.

À Parthenay, on a pris ses précautions comme ici avec l’installation d’un batardeau.
© Photo NR, Maxime Chataigner
9 h 15. À Montmorillon, dans la Vienne, peu avant 9 h, la sirène a été déclenchée en guise de pré-alerte qui indique aux citoyens que la Gartempe est à 2,50 m de hauteur. La rivière sortant de son lit à 2,70 m, la sirène sonnera de nouveau lorsqu’elle aura atteint ce niveau. Hier soir, à 18 h, elle était encore en dessous des 2 mètres.
9 h 10. Le site Vigicrues, sur lequel les riverains de cours d’eau ont l’habitude d’aller, nous fait des caprices et est régulièrement planté. Ce qui est perturbant pour pas mal de monde car c’est la source d’information habituelle.

La crue a fait disparaître les arches du vieux pont de Sainte-Néomaye, dans les Deux-Sèvres.
© Photo NR, Jean-André Boutier
9 h 05. Première conséquence tragique de la tempête Nils : la mort d’un chauffeur de poids lourds près de Dax (Landes) après une chute d’arbre.
Ce jeudi, le sud de la France est balayé par les vents : quelque 850.000 foyers sont privés d’électricité, dont 485.000 en Nouvelle-Aquitaine. De nombreux établissements scolaires ont été fermés dans les départements les plus touchés et le trafic maritime et ferroviaire est fortement perturbé dans le Sud. Côté massif central, on redoute des inondations et dans les Alpes des avalanches.
9 h. Météo-France a basculé les Pyrénées-Orientales en vigilance rouge pour les vents violents dans son bulletin de 8 h 30. Elles rejoignent l’Aube. Huit autres départements sont placés en vigilance orange pour les vents violents.
Le littoral méditerranéen est balayé par de violentes rafales, pouvant atteindre 150 km/h dans ces deux départements, provoquant des chutes d’arbres, la fermeture des écoles et la suspension du transit des camions sur certaines autoroutes.
8 h 45. Côté vent dans la Vienne, les plus fortes rafales ont été enregistrées entre 20 h et 21 h, mercredi soir, avec 73 km/h à Poitiers-Biard et 85 km/h à Montmorillon, selon les relevés de la nuit collectés par Météociel et Infoclimat.
Ce matin, la communauté d’automobilistes Info Radar recense plusieurs chutes d’arbres sur les routes, comme à l’entrée de Saint-Secondin, ou encore une chute de poteau électrique du côté de Sanxay.

À Poitiers, le Clain est légèrement sorti de son lit, comme ici au niveau du moulin de Chasseigne.
© Photo NR, Mathieu Herduin
8 h 35. Du côté de Parthenay, dans les Deux-Sèvres, le niveau du Thouet a atteint 2,55 m au niveau de la passerelle Godineau, entre 5 h 20 et 6 h 20, selon les relevés publiés sur le site Vigicrues. Les précipitations de la soirée et de la nuit ont donc fait monter le niveau de la rivière d’un mètre en 12 heures. La décrue s’amorçait, mais la pluie continue de tomber.
Pour rappel, le Thouet avait atteint les 3 m le 9 janvier 2025 et 3,21 m le 22 février 2024, toujours au niveau de la passerelle Godineau, à la frontière avec la commune de Châtillon-sur-Thouet.
8 h 30. À Availles-Limouzine, dans le Sud-Vienne, la rivière Vienne est sortie de son lit. Deux routes sont coupées : l’une en direction d’Abzac, l’autre en allant vers Jousseau. L’aire de loisirs est également sous l’eau.

À Availles-Limouzine, plusieurs routes sont fermées.
© Photo cor. NR, Mickael Martinet
8 h. La tempête Nils a frappé la façade atlantique hier soir, mercredi 11 février 2026, et doit se décaler aujourd’hui en direction du golfe du Lion, puis de la Corse, selon Météo-France qui a lancé un appel à la « prudence ».
Quatre départements sont placés en vigilance rouge – risque de crue pour la Gironde et le Lot-et-Garonne, risque de vents pour l’Aude et risque d’avalanche pour la Savoie – et une trentaine en vigilance orange. Parmi eux, les Deux-Sèvres, l’Indre-et-Loire et la Vienne, où des crues sont redoutées.
En conséquence, de nombreuses mesures ont été prises dès hier soir. Notamment avec l’interruption du trafic de plusieurs lignes de train entre Tours et Poitiers, mais aussi Chartres et Vierzon.