La fonctionnaire, «très fatiguée», est toujours hospitalisée à Toulon plus d’une semaine après avoir été agressée par son propre élève de 14 ans. Son pronostic vital n’est toutefois toujours pas levé, annonce le procureur de la République.
La professeur de Sanary-sur-Mer victime d’une tentative de meurtre perpétrée par son propre élève de 14 ans a repris connaissance et quitté le service des soins intensifs de l’hôpital Sainte-Anne de Toulon, annonce le procureur de la République de Toulon, Raphaël Balland. L’état de santé de l’enseignante évolue «positivement», ajoute le magistrat.
«Très fatiguée, elle est toujours sous surveillance à l’hôpital Sainte-Anne, son pronostic vital n’étant toujours pas levé», poursuit le procureur dans un communiqué publié en accord avec la famille de la victime. La semaine dernière, ces derniers expliquaient être «plongés dans l’angoisse et dans l’attente» depuis l’agression de cette professeur d’arts plastiques âgée de 60 ans, dont l’état s’est progressivement amélioré au fil des jours mais restait jusque-là «préoccupant» en raison de la gravité de ses blessures.
Plusieurs opérations chirurgicales
Touchée au niveau du thorax, Madame P. avait été opérée à plusieurs reprises pour soigner ses plaies, infligées à coups de couteau par un collégien scolarisé en classe de 3e et qui expliquait ressentir de la «haine» à l’égard de la fonctionnaire car elle aurait été «injuste» avec lui. L’adolescent a depuis été mis en examen des chefs de «tentative d’assassinat» et placé en détention provisoire dans un quartier pour mineurs. Il encourt désormais 20 ans de réclusion criminelle, étant donné que les faits ont été commis alors qu’il avait moins de 16 ans.
Sans casier judiciaire ni antécédent psychiatrique, il avait rapidement reconnu les faits en garde à vue, expliquant avoir prémédité son geste en apportant un couteau en classe le matin des faits dans l’espoir de «la planter pour qu’elle ait mal». Regrettant immédiatement son geste, il a tenu des propos suicidaires lors de ses auditions, selon nos informations.
Sa détention devrait faire l’objet d’une étroite surveillance le temps de l’instruction judiciaire, qui devrait durer plusieurs mois. «Pour lui, le plus important, c’est qu’elle se batte pour sa survie. Mon client a consenti à collaborer et il continue à collaborer avec la justice pour la suite de cette procédure», avait sobrement indiqué l’avocate du collégien, Me Margaux Albertini-Loiseau.