Surprise pour tous ceux qui misent uniquement sur la marche pour
protéger leur mémoire. Des neurologues pointent aujourd »hui un
autre
sport de loisir, ludique et social, comme
l’activité la plus fortement liée à une baisse du risque de
démence, avec un chiffre impressionnant de 76 % chez les seniors
qui le pratiquent régulièrement.
La maladie d’Alzheimer reste sans traitement
curatif et inquiète de plus en plus de familles. On savait déjà que
lecture ou jeux de société pouvaient retarder le déclin cognitif,
maintenant la recherche replace au centre de l’attention ce loisir
qui fait travailler à la fois le corps, la mémoire et le lien
social. Ce n’est ni la marche ni le vélo.
Alzheimer : comment limiter les risque après 60 ans ?
Au début des années 2000, une étude publiée dans le New
England Journal of Medicine a suivi 469 personnes âgées de 75
à 85 ans pendant un peu plus de cinq ans. Les chercheurs ont
comparé plusieurs activités de loisir et observé que certaines
semblaient associées à un risque moindre de démence, dont la
maladie d’Alzheimer.
Les synthèses de ces travaux indiquent que la lecture régulière
était liée à une baisse d’environ 35 % du risque, les mots croisés
à 47 %, tandis que la danse atteignait une
réduction relative proche de 76 % chez les pratiquants fréquents.
Les autres activités physiques comme la marche n’affichaient
pas un effet aussi net, même si les auteurs rappellent qu’il s’agit
d’une association et non d’une preuve de causalité.
Pourquoi la danse protège davantage le cerveau que la simple
marche
Des équipes allemandes ont suivi pendant 18 mois des seniors
inscrits soit à des cours de danse, soit à un programme de fitness
classique. Les deux groupes ont gagné du volume dans l’hippocampe,
mais les danseurs montraient des zones supplémentaires stimulées et
un meilleur équilibre, signe que ce loisir sollicite le cerveau de
façon particulièrement riche.
Dans une autre étude, des chercheurs de l’université de Bristol
ont soumis des rongeurs à un entraînement aérobie et observé une
baisse de 76 % des plaques amyloïdes dans l’hippocampe, un des
marqueurs de la maladie d’Alzheimer. « La maladie d’Alzheimer est un
trouble neurodégénératif progressif, sans remède connu, qui touche
des millions de personnes à travers le monde. Bien que l’exercice
physique soit reconnu pour réduire le déclin cognitif, les
mécanismes cellulaires derrière ses effets neuroprotecteurs
restaient jusque-là insaisissables. Cette recherche met en lumière
le potentiel de l’exercice aérobique comme pierre angulaire des
stratégies de prévention de la maladie d’Alzheimer », a commenté le
Dr Augusto Coppi, maître de conférences en anatomie vétérinaire à
l’université de Bristol, cité par Doctissimo.
Comment intégrer la danse dans son
quotidien pour soutenir sa mémoire
Bonne nouvelle, il n’est pas nécessaire d’être souple ni de
« savoir danser » pour en profiter. Ce qui compte, c’est
l’apprentissage et l’effort de concentration. Beaucoup de
spécialistes conseillent deux séances par semaine, en choisissant
une activité adaptée à ses goûts et à sa condition physique :
- Danses de salon ou en ligne pour mémoriser des pas et garder le
rythme. - Cours « seniors » ou « mémoire » proposés par des associations ou
clubs locaux.
Sources