Et si la petite icône verte de votre téléphone devenait bientôt
synonyme de facture mensuelle ? « Facebook va devenir payant
! », résume L’Internaute pour illustrer le virage
engagé par Meta, qui prépare un abonnement commun à ses grandes
plateformes sociales. Dans le lot, la messagerie WhatsApp se
retrouve au premier plan, ce qui nourrit immédiatement une question
très simple : faudra-t-il payer pour continuer à envoyer des
messages.

Meta a confirmé à TechCrunch travailler sur des offres payantes
pour WhatsApp, mais aussi Facebook et Instagram, avec un lancement
évoqué « courant 2026 », a indiqué l’entreprise à TechCrunch. Le
groupe reste volontairement flou sur la date exacte et le contenu
précis des formules, ce qui laisse place aux rumeurs et aux
inquiétudes des utilisateurs habitués au tout gratuit.

Abonnement payant Meta : ce que l’on sait pour WhatsApp,
Facebook et Instagram

Officiellement, l’idée de Meta est d’introduire un abonnement
WhatsApp payant optionnel, intégré à une nouvelle offre premium
valable aussi sur Facebook et Instagram. Objectif affiché : mieux
rentabiliser les milliards investis dans l’intelligence
artificielle, entre l’assistant Meta AI, le rachat de la start-up
Manus pour environ 2 milliards de dollars (environ 1,8 milliard
d’euros) et l’outil vidéo Vibes. Pour décrire cette formule, le
groupe parle de la possibilité « de débloquer davantage d’outils
de créativité et de productivité ».

Reste une grande inconnue : Meta proposera-t-il un seul
abonnement couvrant les trois applications, ou bien des offres
séparées pour chaque service ? Pour l’instant, rien n’est tranché
publiquement. On sait seulement que le futur abonnement doit
cohabiter avec les offres existantes, comme la formule sans
publicité à 5,99 euros par mois déjà proposée pour Facebook et
Instagram dans l’Union européenne.

WhatsApp payant : ce qui restera gratuit et ce que l’abonnement
ajoutera

Pour la messagerie, Meta insiste sur un point clé : WhatsApp
restera utilisable gratuitement pour envoyer des messages, passer
des appels vocaux ou vidéo, partager des pièces jointes et discuter
en groupes. Ces fonctions de base, toujours chiffrées de bout en
bout, ne seront pas placées derrière un paywall. En revanche,
depuis 2025, des publicités commencent à apparaître dans l’onglet
Mises à jour, qui regroupe Statuts et Chaînes, sans toucher aux
conversations privées.

L’abonnement à venir est pensé comme un confort supplémentaire.
Sur la partie messagerie, il devrait permettre de supprimer ces
publicités dans Mises à jour et de profiter plus largement des
outils d’IA que Meta intègre peu à peu dans ses applis, via Meta
AI, Manus ou Vibes pour la vidéo. Le groupe présente ce futur
service comme un moyen, pour les utilisateurs les plus actifs,
créateurs ou professionnels, d’accéder en priorité aux nouveautés
et d’automatiser certaines tâches du quotidien.

  • Conserver WhatsApp gratuit pour les messages et appels
    classiques
  • Retirer les publicités dans l’onglet Mises à jour grâce à un
    abonnement
  • Bénéficier de fonctions IA avancées pour la création et la
    productivité

WhatsApp en Europe : prix, DMA et
calendrier encore flous

Des analyses de versions bêta de l’application laissent
apparaître un tarif d’environ 4 euros par mois en Europe pour une
option sans publicité sur WhatsApp, montant qui reste à confirmer
et pourrait varier selon les pays ou le type de compte. Meta n’a
pas encore détaillé si cette somme donnerait aussi accès aux outils
IA premium, ni si elle serait intégrée à un abonnement global
valable sur Facebook et Instagram.

En Europe, le futur abonnement WhatsApp devra de toute façon
composer avec le Digital Markets Act (DMA) et la pression de la
Commission européenne, qui a déjà jugé illégal le modèle « payer ou
consentir » utilisé pour les formules sans publicité de Facebook et
Instagram. Bruxelles exige qu’une véritable version gratuite, moins
intrusive sur les données, reste disponible. Dans ce contexte, Meta
avance prudemment : l’entreprise se contente pour l’instant
d’évoquer un lancement « courant 2026 » et répète que WhatsApp
restera une messagerie gratuite, l’abonnement ne visant que les
utilisateurs prêts à payer pour un service sans publicité et
enrichi par l’IA.