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Les agents techniques de la commune de Plaisance-du-Touch, à l’ouest de Toulouse, ont été très tôt sur le pont, jeudi 12 février, surtout pour débiter les nombreux arbres et branches obstruant les axes routiers. Chez les habitants, c’était la stupéfaction face à « la force du vent ».

Pour Christian, la cinquantaine, qui promène son chien aux abords désertés du grand parking de la médiathèque, au centre de Plaisance-du-Touch, ce jeudi 12 février en fin de matinée, la tempête Nils laissera des souvenirs. « Un tel vent, je n’avais jamais vu ça. Je profite d’une accalmie pour sortir mon chien. Ça a commencé cette nuit, j’entendais le vent siffler dans le toit chez moi, j’ai vraiment cru que la toiture allait s’envoler », confie-t-il encapuchonné. La pluie tombe et les rafales de vent ne cessent pas.

La route de Lamasquère fermée à la circulation

Les arbres de Plaisance-du-Touch ont beaucoup souffert au passage de Nils.

Les arbres de Plaisance-du-Touch ont beaucoup souffert au passage de Nils.
DDM – Sébastien BELLAVAL

« Je devais aller à Lamasquère, mais la route est bloquée à cause d’un arbre ». Une information confirmée par Marc Fischer, directeur général de la mairie de cette commune d’un peu plus de 20 000 habitants, qui assurait en début d’après-midi que « la route de Lamasquère était toujours fermée à la circulation suite à la chute d’un arbre qui a entraîné des fils électriques ». Des agents du conseil départemental de la Haute-Garonne et d’Enedis ont été dépêchés sur place.

Une cellule d’alerte

La mairie indique que, très tôt, « une cellule d’alerte a été mise en place avec les agents techniques et la police municipale ». Il a fallu, en effet, débiter les nombreux arbres ou branchages obstruant les axes routiers, certains ronds-points, de même « qu’il a fallu faire un peu de nettoyage à cause des nombreuses poubelles qui se sont renversées sous l’effet du vent », a expliqué le directeur général.

Les habitants stupéfaits par la violence des rafales de vent.

Les habitants stupéfaits par la violence des rafales de vent.
DDM – SEBASTIEN BELLAVAL

« J’ai vu passer des troncs d’arbres de dix mètres dans le Touch »

Par chance, la commune ne déplore aucun dégât majeur dans des habitations. La veille, sept habitations restaient potentiellement exposées en cas de crue du Touch, mais la rivière, malgré les fortes précipitations, n’est pas sortie de son lit. Portable en main, une habitante du quartier bordant le Touch, filme la rivière marron qui n’arrête pas de charrier depuis deux jours. « J’ai vu passer des troncs d’arbres de dix mètres de long, raconte-t-elle. Par curiosité, je viens voir si l’eau monte, mais pour l’instant ça va. On voit passer de tout, c’est assez fou. Je n’avais pas encore vu le Touch comme ça. On dirait que ça déborde du côté du champ, heureusement pas du côté des maisons ».

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La veille, certains habitants de la rue des Rouges-Gorges, qui borde le Touch, se préparaient à d’éventuelles inondations. À l’image de cet habitant qui a installé un repère sur un arbre au bord de la rivière qui lui permet de prendre les devants en cas de crue, ainsi qu’un batardeau anti-inondation.