Depuis la fermeture du Casino d’Odysseum voici un an et demi, la galerie commerciale peine à retrouver son dynamisme à Montpellier. Les cinq commerces encore en activité évoquent une baisse de fréquentation et un impact sur leur chiffre d’affaires.
Le calme plat. Depuis la fermeture du Casino d’Odysseum, le 30 septembre 2024, la galerie commerciale qui lui fait face vit dans l’ombre du centre. Face aux boutiques, un long mur a été installé pour cacher la surface vide de l’autre côté. Un crève-cœur pour les commerces, victimes de cette situation depuis un an et demi. Ils sont au nombre de cinq : la Boutique du coiffeur, Adopt Parfums, Coiffure Excel, Général Optique, ainsi que Bouygues Telecom, à l’entrée.
En milieu de semaine, les clients se font rares. « On est toujours dans la période après les fêtes, donc c’est plus calme. Mais la fermeture a un impact dans la galerie, c’est sûr. On le sait par rapport au chiffre du magasin, mais c’est confidentiel », indique Dorian Couseran, responsable de la Boutique du coiffeur. « Ça reste des journées calmes parce qu’il ne fait pas beau. Il n’y a personne dehors », constate Jean-Pascal Alonso, le patron de Coiffure Excel.
Baisse de fréquentation de 10 %
Tous les commerçants s’accordent : la fréquentation est en baisse. « Beaucoup moins » pour Dorian Couseran, « moins 10 % » d’après Jean-Pascal Alonso et Angelica Calderon, gérante d’Adopt Parfums. Celle-ci estime que son chiffre d’affaires n’a cependant pas évolué. « On a fait en sorte d’élever le panier moyen des clients. » Le salon de coiffure peut, lui, compter sur la fidélité de sa clientèle. Son patron loue la bonne volonté de son équipe. « Le temps est long. Heureusement, j’ai des gens qui veulent travailler avec moi parce qu’il faut supporter ce côté anxiogène de la galerie. Avoir un mur en face de soi toute la journée, ce n’est pas facile », décrit Jean-Pascal Alonso.
Les commerçants souhaitent que la surface soit rapidement réinvestie. « J’aimerais un supermarché. Aux alentours, il n’y en a pas. Ça peut ramener les clients qui cherchent de l’alimentation. C’était bien quand c’était Géant Casino », reconnaît Angelica Calderon. « Un supermarché avec une douzaine de boutiques, ça irait très bien et ça va arriver », conclut le patron du salon de coiffure. En attendant qu’un nouveau projet voie le jour, les cinq enseignes continuent d’ouvrir chaque matin face au mur blanc, suspendues à une promesse de renouveau qui tarde à se concrétiser.