Tarique Rahman, président du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP), donné gagnant aux élections, quitte sa résidence, à Dacca, le 13 février 2026. Tarique Rahman, président du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP), donné gagnant aux élections, quitte sa résidence, à Dacca, le 13 février 2026. MUNIR UZ ZAMAN / AFP

La victoire est éclatante pour le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) de Tarique Rahman. La formation a remporté 212 sièges sur les 300 à pourvoir, lui assurant une majorité absolue, à l’issue des élections législatives de jeudi 12 février, selon la commission électorale. Le Jamaat-e-Islami, le plus important parti islamiste, réalise pour sa part une véritable percée dans ce pays à 90 % musulman, en s’assurant 77 sièges, soit la meilleure performance de son histoire.

Dans la nuit, le BNP a annoncé sur X qu’il était « sur le point de former le gouvernement après avoir remporté la majorité des sièges ». Le chef du parti a demandé aux cadres et aux militants de celui-ci de ne pas organiser de célébrations dans les rues, mais d’offrir des prières dans les mosquées, vendredi. M. Rahman, 60 ans, devrait devenir le premier ministre, après avoir passé dix-sept ans en exil au Royaume-Uni. Il est l’héritier d’une dynastie ayant dominé la vie politique du pays. Son père, le général Ziaur Rahman, fondateur du parti, a été le président du pays de 1977 à 1981, avant d’être assassiné au cours d’une tentative de coup d’Etat. Sa mère, Khaleda Zia, grande rivale de Sheikh Hasina, a été la première femme à devenir première ministre du pays, en 1991. C’est elle qui a incarné le visage du parti, jusqu’à sa mort en décembre 2025. « Je suis dévoué à notre mère à tous, Khaleda Zia, donc je vais voter pour son fils », expliquait ainsi Afrozam Nasima, une femme au foyer de 50 ans, s’apprêtant à voter jeudi, pour la première fois en dix-sept ans.

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