Thomas Siniecki, Media365 : publié le vendredi 13 février 2026 à 18h46
Stan Wawrinka arrêtera sa carrière, cette fois c’est sûr, à la fin de cette saison. De quoi lui permettre de profiter, semaine après semaine, d’une vraie belle tournée d’adieux.
Alex De Minaur a mis fin à la nouvelle aventure de Stan Wawrinka, à Rotterdam. Jeudi, l’Australien – qui défiera Ugo Humbert samedi en demi-finales – a logiquement éliminé le vétéran suisse de 40 ans (6-4, 6-2), mais l’essentiel était ailleurs. C’était l’occasion, encore, de rendre hommage au vainqueur de Roland-Garros 2015, ce que le n°8 mondial n’a pas manqué de faire à l’issue de la rencontre : « Le niveau qu’il a atteint au cours de sa carrière peut être qualifié d’incroyable. Il a remporté les tournois du Grand Chelem à l’apogée du Big Three et du Big Four, et on ne lui a pas servi ces titres sur un plateau d’argent. Il a battu les meilleurs joueurs du monde pour gagner ces titres. »
De Minaur se souvient « avoir ri de la puissance pure de ses coups »
Car au-delà de Roland-Garros, le compatriote de Roger Federer s’était aussi adjugé l’Open d’Australie en 2014 et l’US Open en 2016, respectivement contre Rafael Nadal à Melbourne (6-3, 6-2, 3-6, 6-3) et Novak Djokovic à New York (6-7, 6-4, 7-5, 6-3), le Serbe ayant déjà été la victime de « Stanimal » l’année précédente à Paris (4-6, 6-4, 6-3, 6-4) avec son fameux short bariolé resté dans toutes les mémoires. « Je me souviens avoir regardé ces matchs et avoir ri de la puissance pure que pouvaient atteindre ses coups, c’était fou. Il a réussi à s’imposer à un moment où peu de gens croyaient encore en lui. En fin de compte, c’est un joueur et une personne formidable, donc l’affronter est plus spécial que jamais. »
Il s’agissait toutefois du deuxième duel entre les deux hommes, le premier ayant eu lieu sur la terre battue de Monte-Carlo en 2024. De Minaur s’était déjà imposé en deux sets (6-3, 6-0) à un moment où Wawrinka bénéficiait également d’une invitation. « C’est une légende, sur et dehors du court. Il m’a toujours traité avec beaucoup de respect, c’est quelqu’un d’incroyable. » En 2014, il s’était aussi imposé sur le Rocher, devant Roger Federer en finale (4-6, 7-6, 6-2).