Pourquoi le cancer du poumon est-il à fort risque de rechute ? Une équipe Inserm de l’Institut de recherche en cancérologie de Montpellier dévoile une piste dans une étude publiée dans la revue EMBO Mol Med.

C’est « une nouvelle piste de recherche pour mieux comprendre et traiter le cancer du poumon ».

Dans une étude publiée dans la revue EMBO Mol Med., une équipe Inserm de l’Institut de recherche en cancérologie de Montpellier, emmenée par Antonio Maraver et Hélène Tourrière, lève un des mystères de la résistance aux chimiothérapies du cancer du poumon le plus fréquent, le « cancer bronchique non à petites cellules » (CBNPC), qui représente 85 % des cas.

Les chercheurs ont montré que les traitements à base de sels de platine, utilisés dans les chimiothérapies des cancers du poumon peuvent, en endommageant l’ADN, « activer une protéine connue pour favoriser la survie des cellules tumorales », NTOCH1.

L’équipe a donc tenté d’inhiber l’activation de NTOCH1.

« Une nouvelle opportunité thérapeutique »

Ils y sont parvenus dans des études sur des modèles précliniques, en combinant le carboplatine à un médicament.

Résultat : une « réduction significative de la croissance de tumeurs résistantes », et « une augmentation de la survie par rapport au carboplatine seul ».

« Nos résultats mettent en évidence une nouvelle opportunité thérapeutique pour les patients atteints de CBNPC », espère l’équipe.