L’homme, de nationalité française, était sorti de prison fin 2025 et faisait l’objet d’un suivi judiciaire. Il est décédé des suites de ses blessures. Le président de la République a qualifié cette attaque de terroriste.
L’homme armé d’un couteau qui a menacé vendredi des gendarmes sous l’Arc de Triomphe à Paris est mort des suites de ses blessures par balles, tirées par l’un des militaires, a annoncé le parquet national antiterroriste (Pnat) dans un communiqué.
Cet homme, né en 1978 et de nationalité française, avait été condamné à 17 ans de réclusion criminelle à Bruxelles en juin 2013 « pour tentative d’assassinats en lien avec une entreprise terroriste au préjudice de trois fonctionnaires de police, port prohibé d’armes ou de matériels de guerre de catégorie A et rébellion avec arme, faits commis à Molenbeek (Belgique) le 8 juin 2012 », a précisé le Pnat. L’enquête avait démontré qu’il avait consulté de nombreux sites internet djihadistes avant de commettre son acte.
Il avait été transféré en France en janvier 2015, où il avait fini de purger sa peine. Il était sorti de détention le 24 décembre 2025 et faisait, depuis, l’objet d’un suivi judiciaire. Il faisait par ailleurs l’objet d’une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance.
Peu après 18 h 00, à proximité de l’Arc de Triomphe, cet homme menaçant et porteur d’un couteau s’est attaqué à un gendarme. « Un second gendarme présent sur place dans le cadre du ravivage de la flamme du soldat inconnu a fait usage de son arme administrative pour neutraliser l’individu », a indiqué la préfecture de Police. Les militaires étaient en train de procéder au ravivage de la flamme du soldat inconnu.
Le mis en cause a été pris en charge par les secours et transféré à l’hôpital avec pronostic vital engagé. Il est décédé quelques heures plus tard dans la soirée. Il n’y a pas eu d’autres blessés.
À l’Arc de Triomphe ce soir, alors que la Flamme était ravivée, une attaque terroriste a visé la Garde républicaine.
Je salue le courage et le sang-froid exemplaires de nos gendarmes et de nos militaires de Sentinelle : ils ont mis fin à l’attaque et évité le pire.…
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) February 13, 2026
Le mobile de l’assaillant n’a pas encore été déterminé, a déclaré le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. « On ne connaît pas à ce stade les raisons de l’agression », a-t-il dit plus tôt dans la soirée en précisant « le parquet national anti-terroriste qui a saisi la brigade criminelle de la préfecture de police fera la lumière sur ces faits ».
Emmanuel Macron a félicité ce vendredi soir depuis la conférence de Munich sur la sécurité les gendarmes qui ont « stoppé » cette « attaque terroriste » a-t-il écrit sur X. Et de réaffirmer : « J’adresse tout mon soutien au militaire intervenant qui a agi avec sang-froid et détermination face à la menace terroriste qui a voulu nous frapper. »