Le MHR est en déplacement à La Rochelle, ce samedi 14 février (16h35), dans un match comptant pour la 17e journée de Top 14.
Ici, il ne faut y voir aucune prétention. Simplement un peu d’ambition. « À l’extérieur, on a pris beaucoup de points de bonus défensif. Maintenant, on veut gagner », clame Lennox Anyanwu, le puissant centre anglais du MHR. Ce déplacement à La Rochelle, samedi, le club l’a ciblé depuis plusieurs semaines. Les défaites frustrantes à Pau (33-31) fin décembre et Toulon (30-27) fin janvier ont rendu la visite charentaise cruciale pour la course au top 6 où la bataille fait rage.
Les raisons sont multiples. D’abord, Montpellier n’a gagné qu’une fois à l’extérieur (à Perpignan, 0-28) alors qu’il a chuté deux fois à domicile (Toulon et Clermont). Pour le moment, les points de bonus grappillés à droite et à gauche (10 points au total) permettent de compenser ces pertes, de devancer des équipes au classement qui comptent davantage de victoires. Un succès loin du Septeo Stadium donnerait une respiration en vue de potentielles phases finales.
Ensuite, les chances de rattraper les contre-performances à domicile vont se faire de plus en plus rares. Sur les cinq déplacements restants du MHR, deux sont à Toulouse et Bordeaux-Bègles. Inutile de faire un dessin.
Enfin, La Rochelle traverse une période compliquée, restant sur quatre revers consécutifs, dont le dernier à domicile contre Lyon (24-44) il y a quinze jours. Le club à la caravelle doit aussi amortir le choc de l’arrêt de carrière soudain de son capitaine Uini Atonio, victime de problèmes cardiaques.
Autant d’éléments qui laissent penser que Montpellier a pris la direction de Marcel-Deflandre avec des intentions. Il a aussi l’occasion de montrer, une fois de plus, qu’il a réussi à trouver une constance (neuf victoires sur les onze derniers matches toutes compétitions confondues) qui manque à tant d’équipes de Top 14.
« Gagner à La Rochelle est un exploit »
Mais ce serait aussi typique de cette équipe de s’écrouler au moment où on l’attend, de relancer une équipe en difficulté. Elle a longtemps été reine dans cette catégorie.
« Que ce soit clair, gagner à La Rochelle est un exploit. Comme gagner à Toulouse ou Bordeaux. Les joueurs en ont bien conscience. En revanche, je serai très déçu si on ne crée pas le bras de fer, comme on l’a fait à Pau et Toulon », assure le manager, Joan Caudullo.
Les attitudes montrées par ces hommes ces derniers temps l’ont rassuré. Malgré la semaine de repos donnée au groupe après la démonstration contre le Stade Français (44-7), tout le monde est resté mobilisé pour préparer la rencontre. « Ça fait quinze jours qu’on pense à ce match. Quasiment la totalité des joueurs est venue au moins une fois au stade pour s’entraîner. Je leur ai bien fait comprendre – et encore, ils n’en avaient pas besoin – qu’il fallait continuer à bosser si on voulait garder notre bonne forme », poursuit Caudullo. Le message est passé. La mission est lancée.