À l’heure où s’ouvre la Conférence de Munich sur la sécurité, l’Europe s’interroge moins sur ses capacités militaires que sur la solidité de ses fondations politiques. La progression du Rassemblement national en France ou de l’Alternative für Deutschland en Allemagne nourrit une méfiance diffuse entre partenaires européens. Entre réarmement face à la Russie, incertitudes sur l’engagement américain et interrogations sur la stabilité institutionnelle de certains États membres, la question démocratique s’impose désormais comme un enjeu de sécurité à part entière.