Ce vendredi, avant la première réunion publique de Valentin Gabriac, candidat RN aux municipales à Grenoble, et plusieurs cadres de son parti, plusieurs organisations syndicales (Solidaires, Unef, l’Union étudiante…) et politiques (NPA, union communiste libertaire,…) avaient appelé « toutes les personnes qui ne se reconnaissent pas dans le programme raciste, sexiste et pro-patronat du RN à se rejoindre » pour un rassemblement place Grenette. Près de 300 personnes, dont Allan Brunon, candidat La France insoumise à la mairie de Grenoble, se sont retrouvés avant que de vives tensions n’éclatent entre les manifestants et les forces de l’ordre.

Ce samedi matin, Valentin Gabriac a réagi aux affrontements. « Ces petits fachos sont les ennemis de la liberté d’expression, du pacifisme et de la tolérance. Ils étaient parfaitement silencieux lors de l’assassinat lâche de Lilian Dejean ou l’explosion d’une grenade blessant un enfant de 5 ans la semaine dernière. La France Insoumise était cosignataire officielle de cette manifestation violente, haineuse et antidémocratique. Laurence Ruffin doit condamner sans réserve les graves incidents et se dissocier totalement de La France Insoumise. J’attends sa réaction immédiate. Maintenir cette manifestation dite “antifa” contre mon meeting démocratique, après l’attaque mortelle contre un militant patriote à Lyon, était déjà indécent et de très mauvais goût. »

Hervé Gerbi : « Nous devons refuser toutes les radicalités »

Pour Hervé Gerbi, candidat soutenu par Horizons , « Les affrontements survenus en marge de la manifestation contre le Rassemblement national n’ont pas leur place dans notre ville. La démocratie repose sur le débat, pas sur la violence. La République protège les opinions. Elle exige aussi le respect de l’ordre public. Je veux redire mon soutien aux forces de l’ordre mobilisées. Leur mission consiste à garantir l’exercice des libertés dans un cadre légal. À Grenoble, nous devons refuser toutes les radicalités. Celles des mots comme celles des actes ».