Le 8 mars prochain, les Suisses se prononceront sur une initiative visant à limiter la redevance à la SSR. Les attaques contre l’audiovisuel public se multiplient en Europe. Tour d’horizon de la France au Royaume-Uni, en passant par la Belgique.

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D’un côté de la frontière, en Suisse, une initiative qui entend réduire drastiquement la redevance allouée à la SSR. De l’autre côté, en France, un parti favori de la prochaine élection présidentielle, le Rassemblement national, qui promet de privatiser l’audiovisuel public. Et des gouvernements macronistes qui n’ont pas ménagé leurs attaques non plus, notamment via la ministre de la Culture (sur le départ pour raisons d’élections municipales), Rachida Dati. Elle tenait absolument à imposer des coupes budgétaires et une structure de holding à la radio et à la télévision. Cette proposition de loi semble avoir été enterrée ces derniers jours mais une commission d’enquête très suivie de l’Assemblée nationale sur le sujet, lancée par les alliés du RN et leur quasi starifié rapporteur Charles Alloncle, centralise désormais les offensives avec une violence telle qu’il a fallu en interrompre temporairement les travaux en fin d’année.

Alors, les arguments sont-ils exactement les mêmes des deux côtés de la frontière? «La situation française ressemble davantage à la situation américaine entre CNN et Fox News», répond Philippe Amez-Droz, économiste des médias. «L’idéologie y pèse davantage dans le débat sur les médias, entre autres parce que le rapport aux réseaux sociaux a bouleversé le rapport au service informationnel», continue ce maître d’enseignement et de recherche à l’institut Medialab de l’Université de Genève.