TÉMOIGNAGES – Des milliers de personnes entrent chaque année dans des maisons supposées abandonnées afin de pratiquer l’exploration urbaine. Que faire quand les vidéos deviennent virales et que la géolocalisation de son bien immobilier est vendue sur le Net ? Une propriétaire a porté plainte contre les visiteurs et les plateformes numériques qui diffusent leurs vidéos.
«Un jour, j’ai retrouvé des étudiants chinois des Beaux-Arts devant la maison. Un autre jour, c’étaient des Belges qui m’ont expliqué qu’ils étaient déjà venus 15 jours avant. Une autre fois, j’ai vu arriver, par le jardin, des Anglais qui venaient d’escalader le muret d’enceinte…» Rodolphe Lazzarotti-Espaullard est désespéré. Depuis 2018, des centaines de personnes sont entrées dans la propriété de sa famille, sans y être invités, et plusieurs millions d’autres ont fait la visite des lieux grâce à des vidéos postées sur les plateformes numériques : YouTube, Tiktok, Instagram et Facebook. «Ils grimpent sur le muret, forcent les portes, se baladent, saccagent et filment leurs exploits», raconte Rodolphe dépité. «Ils volent aussi des objets et des meubles», ajoute-t-il.
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