RÉCIT – L’ancien ministre de la Culture, sommé de démissionner de son poste à l’IMA, est visé par une enquête du PNF pour «blanchiment de fraude fiscale aggravée». Les échos de sa vie politique alimentent l’image d’un homme habitué à un mode de vie dispendieux.

Dans les pays arabes, Jack Lang était roi. Du moins il en réclamait les honneurs lors de ses mandats à la tête de l’Institut du monde arabe (2013-2026). «Billets de première classe, hôtels cinq étoiles les plus luxueux» : aux dires d’une source bien informée, rien n’était alors trop beau pour l’ex ministre de la Culture. Fervent défenseur de la langue arabe en son pays, tressant régulièrement les lauriers des pays la parlant, Jack Lang requérait lors de ses voyages au Moyen-Orient ou au Maghreb «des avantages divers et variés». Au détriment du portefeuille de ses hôteliers, qui maugréaient mezzo voce contre «les exigences» de Jack Lang «déplacées en termes de logement», poursuit la même source. Ces derniers, agacés par l’attitude de Jack Lang, s’en sont plaints discrètement à plusieurs reprises. 

Voilà qui accrédite encore davantage l’image d’un ministre qui a su utiliser au mieux son réseau et son prestige pour entretenir son luxueux train de vie. Et dont la chute, précipitée par la…

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Le Figaro

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