REPORTAGE – Dans ce service de réanimation d’un genre bien particulier, quatre jeunes victimes du drame survenu dans un bar en Suisse ont été prises en charge. Le début d’un très long chemin vers la reconstruction.

« Pour eux, c’est maintenant que tout commence… » Frédérique Tezza, cadre infirmière au centre des grands brûlés du Centre hospitalier de Metz-Thionville, le sait bien : pendant un peu plus d’un mois, les quatre victimes de l’incendie de Crans-Montana accueillies ici ont été placées « dans un cocon ». Et pour les trois d’entre eux qui viennent de rejoindre le centre de rééducation, « le plus difficile arrive. Ils doivent s’adapter à une nouvelle vie et sont brutalement soumis au regard des autres. Ici, nous avons l’habitude de voir des grands brûlés . Mais dehors… »

Une fois passée l’urgence vitale, un long et intense travail les attend. D’abord, continuer la kinésithérapie démarrée dès les premiers jours de réanimation, pour empêcher les hypertrophies et rétractions de la peau qui continuera à évoluer pendant un à deux ans. Plusieurs fois par jour, les patients sont soumis à des séances « de posture, où l’on vient étirer la peau », explique le Dr Magali Olive…

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Le Figaro

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