Par Julie
Pacheco –
Publié le 14 Fév 2026 à
13:30
Nikos Aliagas représente l’image
de TF1. Grand présentateur de la première chaine de France, il a
pourtant accepté de faire une surprise sur France 2.
Voir Nikos Aliagas sur la scène des Victoires de la
musique, sur France 2,
avait quelque chose d’irréel. Lui, le visage phare de TF1,
l’animateur de la Star Academy et de The Voice,
vient remettre une Victoire d’honneur à son amie de toujours, la
chanteuse grecque Nana Mouskouri, 91 ans. La salle a compris d’un
coup que ce moment ne serait pas comme les autres. D »ailleurs,
Cyril Féraud s’est amusé de la situation : « Toi et moi sur la
même scène, cette image n’existe pas normalement ». Les deux
hommes ont ri franchement. Lui a enchaîné, presque naturellement,
en lançant la prestation suivante. Comme si travailler sur une
chaine concurente était un détail…
Nikos
Aliagas : les Victoires l’invitent pour son amie
En sortant de scène, il a accepté de raconter au
Parisien comment tout cela s’est décidé. « En fait
c’est la production des Victoires qui me l’a proposé pour rendre
hommage à Nana », explique-t-il simplement. Il n’a pas réfléchi
longtemps. « J’avais envie d’être là pour elle. Alors, j’ai
évidemment demandé à TF1 si c’était possible. Et la chaîne m’a
répondu rapidement : OK, pas de souci. C’était assez simple en
fait. »
Nikos Aliagas : obligé de mentir
Le plus délicat pour Nikos, finalement, c’était de garder la surprise.
« Peu de temps après, Nana m’a appelé un jour en me disant : on
va m’honorer la télé française. Est-ce que tu peux venir ? ».
D’ailleurs, Nikos sourit encore en repensant à ce moment. « Elle
me mettait la pression. J’ai dû lui mentir et lui dire : je ne peux
pas, je travaille ». Il insiste : « Mais je ne pouvais pas
ne pas être là. » Il savait qu’il serait dans la salle. Elle
l’ignorait totalement. Mais Nikos a tenu le secret jusqu’au bout,
avec cette petite tension intérieure que provoquent les surprises
qu’on tient trop fort.
Une grande histoire d’amitié
Quand Nikos Aliagas parle de Nina, c’est avec beaucoup de
tendresse. « Elle est importante Nana. À son époque dans les
années 60, une jeune femme qui part d’Athènes, ne connaît personne,
fait sa place dans le show-business, sans essayer de devenir une
autre… » Il raconte les anecdotes qu’elle lui glisse au
téléphone : « Elle a tellement de vécu tellement de choses, elle
te dit : “tiens hier j’ai eu Bob”. Bob ? “Oui Bob Dylan… Et puis
j’ai parlé il n’y a pas longtemps à Paul… McCartney”. Après, elle
te raconte des souvenirs avec Leonard Cohen. On s’appelle souvent,
on discute, je lui demande des conseils. C’est une légende et elle
ne s’en rend pas compte. » Puis Nikos Aliagas avoue : « Ça
m’a mis une pression dingue. » Monter sur scène ce soir-là, ce
n’était pas un clin d’œil télé. C’était une manière de lui dire
merci devant tout le monde.