L’Assemblée nationale a voté jeudi 12 février en première lecture un texte qui étend la protection des lanceurs d’alerte en matière de lutte contre le narcotrafic. La disposition, proposée par le groupe de députés écologistes, prévoit d’inscrire dans la loi un « mécanisme de protection des personnes qui dénoncent l’emprise des réseaux criminels ». Une protection des victimes, témoins et repentis qui existe déjà « dans un cadre judiciaire », mais qu’il s’agirait d’étendre à des personnes sortant de ce cadre. La proposition de loi a été adoptée en première lecture avec les voix de la gauche.

Le vote a eu lieu en présence de Ouassila Benhamdi Kessaci, la mère d’Amine Kessaci, militant écologiste engagé contre le narcotrafic à Marseille placé sous protection policière après l’assassinat de son frère Mehdi, tué dans un « crime d’intimidation » mi-novembre. Amine Kessaci est également candidat aux municipales à Marseille avec Benoît Payan.