Prevc, de frères en sœur

On connaissait Les Trois Frères, un film culte du cinéma français. En Slovénie aussi, ils connaissent les trois frères, mais eux ont ajouté une sœur à l’histoire. Au pays de Pogačar, cette saga est celle de la famille Prevc. Une fratrie de sauteurs à ski. Il y a d’abord eu Peter Prevc, l’aîné, quadruple médaillé olympique. Il y a aussi Cene, le moins couronné de la famille, mais qui compte une médaille d’argent olympique tout de même en saut à ski par équipes mixtes. Une breloque qu’il a décrochée avec son frère Peter aux Jeux 2022.

Domen est le benjamin des frères Prevc. Il compte aussi une médaille d’or aux Jeux milanais, par équipes mixtes en saut à ski. Une médaille qu’il a, comme Peter et Cene, décrochée en famille, avec sa petite sœur, Nika. « Je ne peux pas me rater devant elle (Nika). Si je ne réussis pas, je serai anéanti », a raconté Domen après la course. La jeune sœur, du haut de ses 20 printemps, déjà dorée, visera encore l’or, comme son frère Domen, ce week-end lors du concours de saut à ski grand tremplin.

Le pénis, le gain marginal du sauteur

La taille, ça ne compte pas. Enfin, ça dépend pour qui. Demandez donc aux sauteurs à ski. « C’est sans aucun doute l’endroit sur une combinaison qui peut faire la plus grande différence », déclarait Kevin Bickner à USA Today récemment. Et pour cause, en début d’année, une polémique a éclaté dans le petit monde du saut à ski. La raison ? Le journal allemand Bild a révélé que des sauteurs à ski se faisaient agrandir le pénis. L’objectif étant de pouvoir enfiler une plus grande combinaison afin de gagner de précieux centimètres… de vol. Mais pas seulement. D’après une étude coréenne, relayée par France Info, l’injection d’acide hyaluronique permettrait de gagner environ quatre centimètres au niveau de l’entrejambe. L’Agence mondiale antidopage s’est d’ailleurs dite attentive à ce sujet. En 2025, trois membres de l’équipe norvégienne de saut à ski ont été suspendus après des accusations de manipulation de la combinaison. La FIS a toutefois démenti auprès de Reuters que cela concernait le bas-ventre.

Injections dans le pénis pour tricher au saut à ski : « Il y a d’autres applications que l’élargissement de la taille du sexe »

Une polémique qui a suscité l’agacement de certains. « Cela nous paraît un peu absurde. C’est dommage de ne parler de saut à ski que lorsqu’il y a (un sujet de) triche », a déploré Jules Chervet. Alors que l’Américain Bickner, lui, voit plutôt ça d’un bon œil. « Ce n’est peut-être pas le meilleur moyen d’attirer l’attention, mais j’ai remarqué que beaucoup plus de gens aux États-Unis s’intéressent au saut à ski, ce qui est plutôt cool. » De quoi bientôt attirer Netflix ?

L’alcool, c’est pas cool

Avoir une bonne descente en saut à ski, c’est bien. Très bien même. À condition de prendre cela au pied de la lettre et non au sens figuré. Igor Medved avait mal compris, visiblement. L’entraîneur principal de l’équipe de Finlande a été exclu jeudi des JO après avoir enfreint les règles et les valeurs de l’équipe en matière de « consommation d’alcool », a précisé le Comité olympique finlandais.

« Nous n’avons pas de tolérance zéro pour l’alcool. Bien sûr, il y a une tolérance zéro dans la tour du tremplin et pendant l’entraînement, mais à part cela, il n’y a pas de tolérance zéro », a précisé Janne Hanninen, la cheffe de mission finlandaise. Boire ou coacher, il faut choisir.