C’est dans un contexte lourd que l’OM retrouvait le Vélodrome, 6 jours après la gifle reçue au Parc des Princes, 4 après le départ de Roberto De Zerbi. En attendant la probable venue d’Habib Beye, les hommes de Jacques Abardonado avaient besoin de se racheter auprès de leurs supporters, lesquels ne les ont pas loupés avant le coup d’envoi à coups de sifflets et de banderoles. Tout le monde en a pris pour son grade, Longoria aussi et McCourt, présent en tribune aujourd’hui. Sans Balerdi, absent en raison d’une otite, le coach intérimaire alignait un 4-2-3-1 dans lequel Pavard et Aguerd prenaient place en charnière centrale. Höjbjerg était associé à Timber, alors que Nadir évoluait un cran plus haut en soutien de Gouiri, Greenwood et Aubameyang.
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L’occasion pouvait être bonne pour Strasbourg de réaliser un coup, surtout durant le premier quart d’heure où les deux virages avaient été désertés par les supporters marseillais mécontents. C’est d’ailleurs ce que tentaient de faire les protégés de Gary O’Neil contre des Phocéens en grand manque de confiance. Dès la 5e minute, le centre travaillé de Moreira trouvait la tête de Godo sur le poteau. Les Olympiens évitaient la correctionnelle mais le ballon leur brûlait les pieds en ce début de rencontre (7e, 9e). Ces frayeurs n’ont pas eu d’incidence et ont même été vite oubliées avec de meilleures séquences collectives. L’arrivée bruyante des supporters a même été récompensée par l’ouverture du score.
L’OM s’est éteint après la pause
Le ballon égaré par El-Mourabet était immédiatement puni par cette très bonne passe de Gouiri pour le piqué de Greenwood devant Penders (1-0, 15e). Ce but donnait confiance aux Marseillais, portés par le Vélodrome, et même si Pavard écopait d’un avertissement précoce et sévère (25e), ils jouaient avec une certaine justesse. Aubameyang faisait souvent mal sur son côté droit et Timber se démultipliait au milieu. Penders préservait les siens deux fois face à Aubameyang (39e). Passez tranchant jusque-là, Strasbourg répondait trop timidement par Panichelli (40e) et une frappe de Chilwell hors cadre (43e). L’entrée de Ouattara à la place d’El-Mourabet à la pause n’a pas vraiment changé la donne pour un Racing décevant.
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Dès la reprise, Gouiri profitait d’une mauvaise relance de Penders et de la passivité de la défense pour trouver le petit filet opposé et doubler la mise (2-0, 47e). L’OM semblait bien parti en cette 22e journée sauf que les changements alsaciens faisaient cette fois leur effet, à l’inverse des entrées d’Abdelli et de Paixao, averti au bout de 20 secondes (72e). La pression se faisait sentir et l’entrant Nanasi concrétisait un numéro de Godo dans la surface (2-1, 74e) pour relancer une fin de rencontre incertaine. L’OM se mettait même à chanceler, sauvé par un énorme arrêt de Rulli sur une tête de Doué (76e) et un centre trop fort de Yassine trop fort pour Nanasi (78e). L’OM reprenait alors du poil de la bête avant un temps additionnel irrationnel.
La folle fin de match
Le Racing finissait même moins bien que son adversaire, qui aurait pu reprendre le large par Paixao, mis en échec par Penders (90e+1), puis la reprise puissante de Weah au-dessus de la barre (90e+2). Sur le contre suivant, Rulli déviait de la chaussure la tête de Panichelli, et Pavard dégageait le cuir sous la menace. Ca devenait brûlant dans la surface phocéenne jusqu’à ce dégagement manqué d’Emerson dans les jambes de Yassine. Le minot de Salon de Provence s’écroulait et permettait à Panichelli de se présenter au point de penalty. L’attaquant transformait la sentence (2-2, 90e+7) malgré un Rulli resté en plein centre et permettait aux Strasbourgeois d’accrocher le nul dans un Vélodorme médusé. L’OM cède encore en fin de rencontre et reste 4e de Ligue 1.
Pub. le 14/02/2026 18:59
– MAJ le 14/02/2026 20:26