La France va réduire sa contribution au Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme à 660 millions d’euros pour 2026-2028. Une décision qui provoque la colère des principales ONG de lutte contre le VIH et le paludisme.
L’annonce a fait l’effet d’une douche froide. Comme l’a rapporté Europe 1, la France promettra 660 millions d’euros au Fonds mondial pour les trois prochaines années, soit un milliard de moins que sur la période 2023-2025.
Dans un message relayé par La Voix du Nord, le ministère des Affaires étrangères évoque une « baisse des investissements français dans le domaine de la santé mondiale », en raison de « fortes contraintes » budgétaires. Mais pour les associations, l’argument ne passe pas.
« La France abandonne »
Dans un communiqué commun cité par La Voix du Nord et Europe 1, AIDES, Sidaction, One, Solidarité Sida, Solthis ou encore Zéro Palu font part de leur indignation. « Nous sommes révoltés par cette démission de la France vis-à-vis des malades, de ses engagements internationaux et de la coopération multilatérale », s’insurge Camille Spire, présidente de AIDES et porte-parole du collectif. Et d’abonder : « La France abandonne et met à mort des millions de personnes. »
Créé en 2002, le Fonds mondial finance les trois quarts de la lutte internationale contre la tuberculose et un tiers des efforts contre le VIH. Dans un contexte de recul de l’aide internationale, notamment américaine, les ONG redoutent un effet domino.
Le Quai d’Orsay assure, de son côté, vouloir rester engagé « sur le temps long » et met en avant ses contributions à d’autres programmes comme Unitaid ou Gavi. Reste que, pour les associations, le signal envoyé est clair… et alarmant.
publié le 14 février à 16h55, Nathan Hallegot, 6Medias
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