RÉCIT – Primes alléchantes et campagnes de recrutement trompeuses : face à sa pénurie de soldats sur le front ukrainien, Moscou recrute des milliers d’Africains.

En Sierra Leone, Richard Kanu rêvait d’offrir à sa fille de 17 ans des études de médecine. Mais avec un salaire de 75 euros par mois, ce militaire couvrait à peine les besoins de sa famille et a décidé en 2023 d’émigrer. Après des refus de visas en Italie et en Angleterre, une connaissance l’a mis en contact avec une agence à Conakry, en Guinée, qui lui a promis un emploi en Russie.

« Je savais qu’il y avait un conflit, mais mon contact m’a dit que les combats n’avaient lieu qu’en Ukraine , et qu’en Russie, c’était comme si la guerre n’existait pas », confie-t-il au Figaro. Il verse l’équivalent de 1200 euros d’avance — sur un total de 6000 — pour financer son voyage et atterrit à Saint-Pétersbourg en novembre 2023. Son intermédiaire, un Africain installé en Russie qu’il connaît sous le nom de « Mister Harry », ne communique qu’à travers des SMS. Il lui envoie des taxis, l’accompagne à distance dans les démarches administratives et finit par l’inviter à signer un contrat pour un

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 91% à découvrir.

Le Figaro

Vous avez envie de lire la suite ?

Débloquez tous les articles immédiatement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous