« C’était une belle étape sur le papier, et ça a été une belle étape sur le terrain également, donc je ne suis pas déçu ! Franchement il y avait tous les ingrédients, et le petit plus c’était le côté spectaculaire avec la neige. Il faut souligner le formidable travail des agents compétents pour que la route soit praticable. C’est le travail de l’ombre, mais c’est essentiel pour que le spectacle ait pu avoir lieu. Les images étaient belles, originales dans le bon sens du terme et à aucun moment la sécurité des coureurs n’a été mise en danger.
Sportivement, ça a été une arrivée au sommet avec des équipes favorites qui assument le tempo, un groupe réduit, des attaques des favoris… On a vu un beau duel entre Rodriguez et Riccitello, et c’est l’avantage d’avoir ce genre de leaders au départ qui ne considèrent pas le CIC Tour de La Provence comme une course de préparation : ça se bat comme des chiffonniers pour gagner l’étape et le classement général ! Mais attention, il reste une étape, et il n’y a pas beaucoup d’écart. Rodriguez n’est pas un coureur rapide au sprint pour aller chercher des bonifications, mais avec la distance, la fatigue, le vent qui peut créer des mouvements de course… La ligne d’arrivée est à Arles, pas avant.
On a vu des confirmations dans cette montée, comme Nicolas Breuillard qui continue à gravir des échelons. On voit aussi un Groupama-FDJ dans les tout premiers, Rémi Daumas, alors qu’on ne l’attendait pas forcément lui et plutôt Guillaume Martin-Guyonnet. C’est bien, ça sert aussi à ça les épreuves comme le CIC Tour de La Provence. Il y a eu une course très intéressante, et une dernière ascension riche d’enseignements. »