Début prometteur pour Steis Ashton

C’était un des combats les plus attendus de ce Spartan Fighting Championship. Steis Ashton avait allumé la mèche en conférence de presse une semaine auparavant. Son adversaire, Kenny Khelloufi, bien plus âgé et plus expérimenté, entendait bien sûr contrarier ses plans. Mais la partie s’est annoncée pour lui, plus compliquée que prévu.

Victoire serrée, par décision pour Kenny Khelloufi. Quant à Ashton, malgré la défaite, il a pu démontrer tout le potentiel de son talent dans la cage. « J’avais des bouches à faire fermer… J’ai prouvé que j’étais un homme. »

Chakib Arezzo déchaîné

Le public n’a cessé de crier son nom. Et lui, n’a cessé de répondre au public. Chakib Arezzo a dominé son adversaire avec une telle folie et une telle hargne, que l’euphorie a enivré la salle jusqu’à l’hystérie. Quand Ismaël Belmehadji, son concurrent, est tombé K.-O., la foule a explosé.

« Ça fait longtemps que je n’ai pas pu finir un combat avec un K.-O. ou une soumission. Et là, ça fait plaisir… Je ne peux qu’être content de cette performance, et je pense que ma team, ma famille et mes amis le sont aussi », sourit le jeune prometteur de la Team Sorel. Bien entendu, on ne reste pas sur ça. On va chercher beaucoup plus loin ».

Sarah Gharsalli, une leçon de vie

Premier combat professionnel à 39 ans, et elle n’a pas tremblé. Sarah Gharsalli s’est imposée efficacement contre l’Argentine Camila Carutchét. « C’était grandiose. C’était pour moi impossible de perdre. Je fonctionne beaucoup au mental. Le fait de voir que j’étais épaulé par beaucoup de personnes m’a donné l’envie de ne rien lâcher. »

La victoire est belle, mais soulève quelque chose d’encore plus beau. « C’est une victoire de la Femme, estime Yvan Sorel, le coach de Sarah Gharsalli et l’organisateur du SFC. D’année en année, les féminines prennent leur place dans les sports d’opposition. »

Infirmière libérale, la Marseillaise doit jongler entre son travail et les entraînements intensifs. Mais qu’à cela ne tienne, elle ira jusqu’au bout pour accomplir ses objectifs. « Prouver avec de l’existence », comme le dit Yvan Sorel.

Cette passion, cette fierté d’exister, a flamboyé au travers d’un coup de fil. Celle de sa maman, heureuse d’apprendre le dénouement heureux de sa fille. « Tu as gagné », glisse Yvan Sorel à la mère de la Marseillaise. Et on peut très justement penser qu’il a raison.