Et comme Attissogbe a claqué un doublé, le contingent béarnais a participé à 50 % de la contribution tricolore (8 essais) dans l’en-but d’un XV du Poireau complètement dans les choux. Une anecdote, si cette statistique ne révélait pas une réelle emprise des copains du sud-ouest sur la partie. « Il y a eu un gros travail des avants. Quand tu es dans des dispositions comme ça, avec des joueurs comme ça autour, c’est plus facile », soulignait Théo Attissogbe, en référence à la prestation étincelante de la charnière Dupont – Jalibert pour mettre tout ce joli petit monde dans le bon sens.

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Et comme Attissogbe a claqué un doublé, le contingent béarnais a participé à 50 % de la contribution tricolore (8 essais) dans l’en-but d’un XV du Poireau complètement dans les choux. Une anecdote, si cette statistique ne révélait pas une réelle emprise des copains du sud-ouest sur la partie. « Il y a eu un gros travail des avants. Quand tu es dans des dispositions comme ça, avec des joueurs comme ça autour, c’est plus facile », soulignait Théo Attissogbe, en référence à la prestation étincelante de la charnière Dupont – Jalibert pour mettre tout ce joli petit monde dans le bon sens.

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Fabien Brau-Boirie s’est régalé dans le sillage d’un Matthieu Jalibert excellent.

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AFP

L’OBNI Brau-Boirie

« Je suis un peu fatigué. Ouf, ça court… Dans une ambiance et un stade comme ça, je n’ai pas l’habitude, souriait Fabien Brau-Boirie, tout sourire et décontracté au micro de TF1 après la rencontre. Et de jouer avec des mecs comme ça, ça va très vite pour prendre des décisions ». Pourtant, le Bigourdan de 20 ans n’a jamais semblé ni épuisé, ni dépassé par les événements pour sa première en Bleu. Certainement pas la dernière…

Avec 17 plaquages distribués à 100 % de réussite – deuxième meilleur total français -, dont de belles cartouches à Rees-Zammit, 8 défenseurs battus, 90 mètres parcourus ballon en main, 13 passes et 1 essai, on peut même dire que Fabulous Fab a pris son envol sans toucher le sol. À ses côtés pendant la Marseillaise, qu’il a écouté les yeux fermés, puis sur le terrain, ses partenaires sectionniste Émilien Gailleton (12 sélections) et Théo Attissogbe n’ont pas été en reste.

Ce sont eux qui ont mis sur orbite le XV de France. Croisée avec Dupont, accélération, passe à Ollivon, l’ailier est à la base de la première réalisation, conclue par le centre (0-7, 2e). Brau-Boirie fait ensuite jouer ses appuis pour servir Attissogbe, arrêté illégalement à un mètre de la ligne. Sur la pénaltouche suivante, Jalibert régale Bielle-Biarrey au pied (0-12, 12e). Puis Brau-Boirie à la main, après avoir pris un espace. Le Palois saute vers le bonheur, posant un joli souvenir supplémentaire sur son baptême international avec les grands (0-19, 16e).

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Théo Attissogbe a logiquement tenu à féliciter la prestation de ses avants, dont celle de Charles Ollivon, qui a encore été très bon en 2e ligne. Pas une bonne nouvelle pour le Palois Hugo Auradou.

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AFP

Attissogbe était partout

« Il n’oubliera pas ce moment, c’est merveilleux », confiait Francis, son papa, depuis les tribunes, au micro de TF1. Le trio béarnais reste actif mais se perd dans quelques maladresses (23e, 25e). Attissogbe est hors-jeu de quelques centimètres sur un par-dessus d’Antoine Dupont, son essai est refusé (33e). Gailleton est tout proche de récupérer un coup de patte de Jalibert (36e) et Brau-Boirie, au relais d’un Dupont démoniaque, se fait tomber le ballon à quelques encablures du doublé (37e).

Juste avant la pause, cette activité est récompensée. Attissogbe contre une tentative galloise, récupère, accélère et fourre du caviar à l’aveugle dans la bouche de Jalibert (7-26, 39e). Déjà très bon contre l’Irlande en ouverture du Tournoi, le Landais a confirmé avec une prestation pleine (9 plaquages, 2 manqués, 99 mètres parcourus, 3 défenseurs battus, 4 franchissements) dans tous les secteurs du jeu.

En deuxième période, le brelan d’as vert et blanc continue d’abattre ses atouts. Brau-Boirie vient faire parler ses mains soyeuses pour mettre Ramos dans l’intervalle. Dans la foulée, Marchand enfonce un ballon porté (7-33, 44e). Émilien Gailleton, un peu plus emprunté que ses camarades sur le plan offensif (35 mètres parcourus, 1 franchissement), s’envoie sur les séquences défensives (13 plaquages, 1 manqué).

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Gailleton a mis du liant

À la 47e, il sauve une situation mal embarquée en collant deux gros tampons. Puis remet ça à la 67e minute, en plaquant puis grattant un ballon très chaud proche de l’en-but tricolore… Sa dernière action avant de céder la place à Noah Nene, bizuth lui-aussi. Entre-temps, les camarades de « Milou » se sont encore illustrés. Ramos récupère une chandelle adverse, décale Bielle-Biarrey qui fait don d’un cadeau à 5 points à Attissogbe (7-40, 50e).

Puis, Brau-Boirie, après un en-avant sur une passe au cordeau de Dupont (53e), vient se mettre en position de dix derrière le demi de mêlée. La passe du Toulousain n’est pas terrible mais FBB la transmet soyeusement à Jalibert, qui trouve Attissogbe d’une diagonale sublime (7-47, 58e). Sa huitième réalisation en dix sélections. Et l’attestation que le Palois de 21 ans a bien doublé Damian Penaud dans la hiérarchie tricolore sur l’aile.

D’autant qu’à la 64e minute puis à la 78e, il offre son corps et sa malice à quelques centimètres de son en-but pour mettre en échec Josh Adams puis un 3e ligne adverse. Enorme ! Comme cette occasion de triplé, sur un coup de pied à suivre qu’il ne peut aplatir (69e). Certes, ce n’était qu’un faible pays de Galles. Mais les trois joueurs de la Section Paloise ont prouvé qu’ils seraient là pour emmener une forte concurrence en Bleu.

Les réactions au micro de TF1
Théo Attissogbe : «On savait qu’il fallait qu’on fasse un match sérieux, garder les standards qui avaient été les nôtres la semaine dernière (contre l’Irlande, NDLR) et c’est ce qu’on a voulu faire. On a pris le match par le bon bout et on a essayé de maintenir ce niveau-là tout au long du match. Ça nous a souri, on le voit sur les dernières séquences où on a pu tenir. (…) Il y a eu beaucoup de rythme, on va voir à quel point on a couru parce que c’était drôlement fatigant».
Fabien Brau-Boirie : “Avec ce monde, ce score, mes parents qui sont là (dans le stade, NDLR), c’est incroyable. Mon essai clôture le tout mais c‘est un travail d’équipe, magnifique. Quand on a son pote de club à côté (Gailleton, NDLR), on arrive à bien à se trouver, on l’a vu aussi avec Théo Attissogbe. Mais on a vu également que c’était un régal avec Matthieu (Jalibert) et les autres. Quand j’ai vu qu’il a accéléré je me suis mis intérieur et je me suis dit qu’il allait me voir (sur son essai, NDLR). Je l’ai dit à mes équipiers, je ne m’attendais pas à me trouver aussi tôt ici sur ce terrain. Et je suis reconnaissant d’avoir mes parents près de moi au quotidien sur ce chemin”.
Emilien Gailleton : “Je pense que c’était notre volonté de mettre du feu offensivement. On a réussi, même si on a peut-être eu du mal à concrétiser parfois. Mais on s’est fait plaisir ballon en mains et on a bien joué au rugby. Je suis le plus heureux pour Fabien (Brau-Boirie, NDLR). Toute la semaine on s’était dit que c’était drôle qu’il fasse la première avec moi. Je suis très heureux de partager un match avec lui en Bleu, c’est extraordinaire. Il a fait un super match, je suis très content pour lui. Pour nous qui débutions ce Tournoi 2026 (Brau-Boirie était réserviste, Gailleton pas dans les 42 contre l’Irlande, NDLR), on était un peu sous pression, on arrive sur la pointe des pieds. Mais au final ça s’est bien goupillé et comme a dit Fabien, on a été bien entouré avec les autres joueurs talentueux, on a été mis dans le bain. Et collectivement, c’est toujours une bonne chose de mettre autant de points”.

Les réactions en conférence de presse
Fabien Galthié : « On ne peut pas empêcher de parler du Grand Chelem. Mais nous la voie c’est de rentrer à Marcoussis, de préparer le rendez-vous solide qui nous attend face à l’Italie dimanche (à Lille à 16h10). C’est ça notre long terme. Bien sûr qu’il y a toujours à redire, on peut faire mieux, vraiment mieux. Mais quand on a autant de temps forts c’est normal de ne pas tous les concrétiser. Et on a refait ce qu’on avait réussi à bien faire contre l’Irlande, c’est la qualité de notre rideau défensif et la discipline qui en a découlé. (Sur Brau-Boirie). Il semblait habitué parce que ça fait un an et demi qu’il travaille avec nous. Et ce soir (dimanche), il y aura la remise des premières capes et des cinquantièmes aussi ».
Antoine Dupont : «Le Grand Chelem, c’est ce pour quoi on se prépare depuis le début du Tournoi. Et c’est donc de gagner tous les matches. Mais jusqu’à la dernière journée, le Tournoi ne sera pas gagné. On voit l’intensité de tous les matches et la meilleure façon d’arriver au bout c’est de prendre les matches les uns après les autres et d’arriver en position (le 14 mars pour le rendez-vous contre l’Angleterre au Stade de France) en position effectivement de le faire».