Par Yvan Styve
– Publié le
16 Fév 2026 à
06:30
Gisèle Pélicot livre des
confidences bouleversantes face à Laurent Delahousse ce dimanche
sur France 2. La septuagénaire revient notamment sur ses doutes et
cette culpabilité qui l’habite encore.
Les rendez-vous télévisés du dimanche soir façonnent l »opinion
publique depuis des décennies en France. Ces émissions deviennent
par conséquent des espaces privilégiés pour recueillir les
témoignages les plus poignants. Laurent Delahousse accueille ainsi
Gisèle Pélicot dans une interview exceptionnelle diffusée à 20h30
sur France 2. Cette femme courageuse, victime de viols répétés
orchestrés par son propre mari, accepte enfin de dévoiler l’ampleur
psychologique de son calvaire. Son témoignage révèle des mécanismes
de manipulation d’une violence inouïe qui questionnent profondément
notre société.
Catherine
Matausch se confie sur son ancien collègue
Il y a plusieurs mois, Catherine Matausch a
évoqué avec humour son ancien voisin de bureau sur France 2.
L’ex-présentatrice des journaux nationaux a notamment partagé ses
souvenirs de travail avec Laurent Delahousse pendant leurs années
communes. « C’était mon voisin de bureau ! Donc j’ai appris à
le connaître », a raconté la journaliste avec nostalgie.
Elle a d’ailleurs lancé une pique amusante concernant son
apparence : « Parce que moi, ses petites mèches, et tout, ça
m’agaçait ! » Malgré tout, Catherine Matausch a tenu à
souligner les qualités humaines de son confrère. « J’ai trouvé
qu’il était un voisin de bureau charmant », a confié la
professionnelle des médias. Ces anecdotes légères contrastent
néanmoins avec la gravité des sujets que le journaliste traite
désormais régulièrement dans ses émissions.
Gisèle
Pélicot dévoile ses doutes face au manipulateur
La septuagénaire a révélé un élément inédit lors de cette
interview exceptionnelle avec Laurent Delahousse diffusée ce
dimanche. Gisèle Pélicot a confié avoir eu des soupçons troublants
lors d’un apéritif organisé à son domicile. « Et puis les
tâches sur ce fameux pantalon, je crois que c’est la première fois
d’ailleurs où je lui dis : Tu ne me droguerais pas par hasard
? » La réaction de Dominique Pélicot a complètement
déstabilisé sa victime face à cette accusation pourtant fondée. «
Là, sa réaction me déstabilise parce qu’il se met à pleurer et
il me dit : Mais tu te rends compte de ce que tu viens de me dire
? » Ce renversement de culpabilité illustre parfaitement les
mécanismes de l’emprise psychologique exercée par le prédateur.
« Donc c’est moi qui lui demande pardon, parce que c’est moi
qui me culpabilise de lui avoir posé cette question »,
explique douloureusement Gisèle Pélicot. Cette inversion
émotionnelle révèle la sophistication des stratégies de
manipulation employées par les bourreaux domestiques. Aujourd’hui,
la combattante tente de reconstruire sa vie et renoue
progressivement avec sa fille Caroline. Cette reconstruction
demeure néanmoins un chemin semé d’embûches pour cette famille
profondément traumatisée par les révélations judiciaires.
« C’est moi qui lui demande pardon
parce que c’est moi qui me culpabilise »Gisèle Pelicot est l’invitée de Laurent Delahousse, ce soir,
dans #20h30ledimanche, à l’occasion de la sortie de
son livre « Et la joie de vivre » pic.twitter.com/pNylQqIRPe— 20h30 (@20h30_france2) February 15, 2026
Le
présentateur assume sa neutralité malgré les contraintes
Il y a quelque temps, Laurent Delahousse a
révélé les coulisses de son métier sur le plateau de C à
Vous. Le journaliste originaire de Croix a confié exercer
une discipline rigoureuse depuis 15 ans pour maintenir
l’impartialité. « Ça fait quinze ans que je me retiens »,
a déclaré le présentateur en évoquant cette contrainte
professionnelle pesante. Cette exigence de neutralité représente
selon lui un véritable sacrifice dans un paysage médiatique
transformé par l’opinion. « On est rentrés dans un journalisme
d’opinion aujourd’hui. Sur les plateaux, des gens donnent leur avis
sur tout », observe-t-il lucidement.
Laurent Delahousse qualifie néanmoins cette impossibilité
d’exprimer ses convictions personnelles de « handicap »
assumé pour le service public. « C’est aujourd’hui compliqué
d’exercer un métier qui est celui de journaliste, mais de ne pas
pouvoir parfois exprimer ses opinions », reconnaît franchement
le présentateur vedette. Cette rigueur déontologique distingue donc
sa démarche journalistique de celle d’autres figures médiatiques
plus engagées publiquement.