Donald Trump affirme que son Conseil de Paix mobilisera 5 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza. Une initiative qui pourrait concurrencer les Nations unies.

ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP

Donald Trump affirme que son Conseil de Paix mobilisera 5 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza. Une initiative qui pourrait concurrencer les Nations unies.

Donald Trump veut frapper fort dès la première réunion de son tout nouveau Conseil de la Paix. Le président américain a annoncé ce dimanche 15 février que des membres de cette instance, créée à son initiative, se sont engagés à verser 5 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza, territoire ravagé par plus de deux ans de guerre entre Israël et le Hamas.

Les annonces officielles doivent être faites jeudi 19 février à Washington, lors de la réunion inaugurale du Conseil. « Le Conseil de la Paix prouvera qu’il est l’organe international le plus important de l’Histoire », a écrit Donald Trump sur les réseaux sociaux, se présentant comme son président.

Outre les financements, Donald Trump affirme que plusieurs pays sont prêts à fournir des milliers de membres pour une future force internationale de stabilisation chargée de sécuriser Gaza et de superviser le désarmement du Hamas, comme le prévoit l’accord de cessez-le-feu négocié par Washington en octobre.

Pour l’instant, peu de capitales se sont officiellement engagées. Selon AP news, l’Indonésie a toutefois annoncé que jusqu’à 8 000 soldats pourraient être prêts d’ici fin juin 2026 pour une mission humanitaire et de maintien de la paix, un premier engagement concret reçu par la Maison-Blanche.

Un outil diplomatique qui contourne l’ONU

Le défi reste immense. Selon les estimations conjointes de l’ONU, de la Banque mondiale et de l’Union européenne, la reconstruction de Gaza coûterait près de 70 milliards de dollars. Après des mois de bombardements israéliens, peu de zones du territoire ont été épargnées. Et si les combats les plus intenses ont cessé depuis l’accord du 10 octobre, l’armée israélienne continue d’y mener des frappes ponctuelles.

À l’origine présenté comme un instrument pour mettre fin à la guerre à Gaza, le Conseil de la Paix semble désormais incarner une ambition plus large. L’administration Trump veut en faire un organe capable d’intervenir sur d’autres crises internationales. Plusieurs alliés européens ont décliné l’invitation à rejoindre l’initiative, soupçonnant une tentative américaine de concurrencer, voire de marginaliser, le Conseil de sécurité des Nations unies.