L’opération s’annonce spectaculaire sur les plages bretonnes. Toute cette semaine, des milliers de militaires vont être déployés entre Lorient et Saint-Nazaire dans le cadre de l’exercice grandeur nature « Orion 26 ». « Il va y avoir des débarquements sur les plages, des progressions sur les routes. Il va y avoir des hélicoptères, des bateaux qu’on verra au large et des opérations qui seront visibles de la population », indique le vice-amiral d’escadre Jean-François Quérat, préfet maritime de l’Atlantique.

Exercice majeur mené avec plusieurs pays alliés, « Orion 26 » mobilise 10.000 militaires dans sa deuxième phase qui a débuté début février. Pour la partie maritime, 25 navires sont déployés dont des porte-hélicoptères amphibies, le porte-avions Charles de Gaulle, des sous-marins nucléaires d’attaque ainsi que des bâtiments italien, espagnol, marocain ou néerlandais. « Quand on fait un exercice comme ça, c’est pour protéger la France et les Français, mais c’est aussi pour que la France et les Français voient comment on se prépare et comment on fait nos missions », souligne Jean-François Quérat.

Un scénario fictif de soutien à un État partenaire

Ces manœuvres s’inscrivent dans le cadre d’un scénario fictif de soutien à un État partenaire, l’Arland, aux prises avec son voisin expansionniste situé à l’Est, Mercure. Dans cette optique, l’opération amphibie a pour objectif l’établissement d’une tête de pont et la saisie d’un port et d’un aéroport pour permettre la progression vers l’intérieur du territoire.

En fin de semaine, l’armée de terre prendra le relais jusqu’au 1er mars, avec des manœuvres aéroterrestres vers Rennes. L’exercice basculera ensuite du 7 au 30 avril en une opération intégrée à la chaîne de commandement de l’Otan.