On avait peu de doute, mais avec l’enquête menée par cinq pays européens, c’est à présent une certitude : l’opposant russe Alexeï Navalny, décédé en prison en Russie il y a tout juste deux ans, à l’âge de 47 ans, dans des circonstances floues, a finalement bien été empoisonné et sa mère réclame à présent « justice ».
« Cela confirme ce que nous savions depuis le début. Nous savions que notre fils n’était pas simplement mort en prison, il a été assassiné », a-t-elle déclaré lundi à des journalistes près de la tombe à Moscou du charismatique militant anticorruption, farouche opposant au président russe Vladimir Poutine, et sur laquelle des dizaines de personnes sont également venues se recueillir.
« Ceux qui ont donné cet ordre sont connus du monde entier »
Le Royaume-Uni, la Suède, la France, l’Allemagne et les Pays-Bas ont en effet accusé Moscou de l’avoir « empoisonné » avec une « toxine rare », selon les conclusions d’une enquête publiées samedi.
« Deux ans se sont écoulés et nous savons déjà avec quoi il a été empoisonné. Je pense que cela prendra un certain temps, et nous finirons par découvrir qui l’a fait », a-t-elle ajouté. « Bien sûr, nous souhaitons que cela se produise dans notre pays et que justice triomphe. » « J’ai déjà dit que ceux qui ont donné cet ordre sont connus du monde entier ; je ne fais que le répéter. Et nous voulons que tous ceux qui y ont participé soient identifiés », a-t-elle encore exhorté.