Le procès pour trafic d’armes, qui a commencé le 30 janvier dernier pour 22 personnes, a, ce lundi 16 février, démarré avec des requêtes de la défense. Appien Coti, l’un des prévenus, représenté à l’audience par Me Erick Campana, a revendiqué la paternité de la cache d’armes, particulièrement fournie, découverte ce vendredi 13 février à Propriano.

Le prévenu lie les deux affaires, estimant que ce box est celui du dossier actuellement jugé par le tribunal correctionnel de Marseille.

Effectivement, selon la procédure, aucun stock d’armes n’avait été mis au jour durant les mois d’enquête.

Le parquet estime qu’il s’agit de deux dossiers distincts

Aussi, la défense de plusieurs prévenus, celle d’Appien Coti en tête, a sollicité un supplément d’information, à la lumière de ces nouveaux éléments, ce qui entraînerait le renvoi du dossier, qui entre dans sa dernière semaine.

Le représentant du ministère public s’est farouchement opposé à cette requête, estimant qu’il s’agit de deux procédures distinctes.

Pour rappel, au lendemain de la découverte de ce box proprianais par la section de recherches de la gendarmerie, la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille se saisissait de l’enquête de flagrance.

L’opération de gendarmerie avait nécessité une sécurisation du quartier, quelques heures après le début de l’opération, à la suite de la découverte d’explosifs, 18 kg au total.

Un homme, propriétaire du local où se trouvaient les armes et les explosifs, est toujours en garde à vue.

Le tribunal de Marseille, après en avoir délibéré, a joint l’incident à l’examen du dossier au fond. En d’autres termes, le procès se poursuit et le procureur entame ses réquisitions.

Plus d’informations à venir.