EXCLUSIF – Les variations à la hausse et à la baisse de la production de ses réacteurs pourraient coûter à EDF plusieurs milliards d’euros au cours des prochaines années. Bernard Fontana, son PDG, interrogé par Le Figaro, rassure sur la capacité de l’entreprise à apporter des réponses.
EDF est confronté à un étrange dilemme. D’un côté la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3), publiée vendredi matin, lui fixe un objectif ambitieux de production d’électricité nucléaire. De l’autre, le fonctionnement du marché de l’électricité lui impose de réduire cette même production, notamment quand celle de l’éolien et celle du solaire, s’envolent. Cela se traduit par le recours accru à un procédé bien connu de l’exploitant de réacteurs : la modulation de son parc, soit une gestion à la baisse – puis à la hausse – de sa production.
Le phénomène s’est accéléré depuis deux ans, avec la mise en service de nouvelles capacités de production éolienne et solaire, alors que la consommation d’électrons reste atone. «Historiquement, le parc nucléaire a toujours contribué à l’équilibre du système électrique français. Il peut ajuster à la baisse jusqu’à 80% de sa puissance en trente minutes, jusqu’à deux fois par jour, précise Bernard Fontana, le PDG d’EDF au Figaro, dans…
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