La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a annoncé ce lundi suspendre « les droits d’accès » à l’Assemblée de l’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, Jacques-Elie Favrot, dont le nom est « cité par plusieurs témoins » dans l’agression mortelle du jeune militant nationaliste Quentin Deranque.
« Sa présence dans l’enceinte de l’Assemblée nationale pourrait entraîner un trouble à l’ordre public », explique un communiqué de la présidence du Palais Bourbon. Yaël Braun-Pivet « a donc décidé de suspendre, à titre conservatoire et sans préjudice des suites de l’enquête judiciaire, les droits d’accès de ce dernier ».
« Toute autre mesure susceptible d’être prise ne peut l’être que par son député-employeur », ajoute le communiqué, précisant que la présidente de l’institution est pour sa part « chargée de veiller à la sûreté intérieure et extérieure de l’Assemblée nationale ».
Quentin Deranque « est décédé des suites d’une violence inouïe et intolérable », dénonce par ailleurs le communiqué, en condamnant des faits « d’une extrême gravité » sur lesquels « il revient à la justice de faire toute la lumière ».
Le parquet doit prendre la parole en début d’après-midi
Raphaël Arnault avait réagi dès samedi après l’annonce de la mort de Quentin Deranque. « J’apprends ce décès avec horreur et dégoût, avait écrit sur X le député LFI de la première circonscription du Vaucluse. Ce que je redoute depuis des années à Lyon se perpétue. »
De son côté, Laurent Nunez, ministre de l’Intérieur, a évoqué « un lynchage » sur les ondes de France Inter. Pour rappel, le procureur de la République de Lyon doit tenir une conférence de presse en début d’après-midi pour communiquer de nouveaux éléments.