Loin de l’enfer de Mazan,
Gisèle Pelicot
a trouvé le
havre de paix où se reconstruire sur l’île de Ré
. Le
cauchemar ne semble plus qu’un lointain souvenir sur cette bande de
sable au large de l’océan Atlantique. La septuagénaire l’exorcise
malgré tout dans un livre autobiographique, Et la joie
de vivre
, à paraître aux éditions Flammarion ce mardi
17 février 2026.

Ce livre a notamment vocation à inspirer les
lectrices victimes d’abus. Auprès du Figaro, Gisèle
Pelicot déclare vouloir « donner de l’espoir aux femmes
qui, comme [elle], ont pu, un jour, se sentir
démunies ».
Un exercice d’écriture nécessaire à la
réappropriation de sa terrible histoire, mais aussi une manière de
refuser le statut de victime dont on l’a qualifiée tout au long
d’une procédure très médiatisée.

Gisèle Pelicot : avec qui vit-elle aujourd’hui
?

Après avoir partagé la vie de Dominique Pelicot
pendant plus d’une cinquantaine d’années, Gisèle Pelicot panse ses
plaies dans les bras d’un homme rencontré à l’île de
. « Je n’ai jamais pensé que je pourrais retomber
amoureuse », admet
la mère de Caroline Pelicot
. La
rencontre a été provoquée de la plus simple des manières, « par
des amis communs ».

L’homme en question a lui aussi un passé douloureux.
« Il m’a raconté qu’il avait perdu sa
femme
après l’avoir accompagné durant de longs
mois de maladie. Son histoire m’a touchée. Nos drames nous ont
rapprochés », confie Gisèle Pelicot à nos confrères. Elle
poursuit : « Nous n’imaginions pas qu’à nos âges il nous soit
donné d’aimer à nouveau ». Apaisée, celle dont le prénom est
devenu un étendard entre sereinement et en bonne santé dans
sa 74e année
.

Gisèle Pelicot : où en est sa
relation avec ses enfants ?

Invitée de l’émission La Grande Librairie la semaine
dernière, Gisèle Pelicot a fait le point sur l’état de ses
relations avec ses enfants. « Je pense qu’il est faux de croire
que le drame rassemble une famille. Je pense que c’est une
déflagration qui a tout emporté », a-t-elle commencé par poser,
ajoutant : « Chacun aujourd’hui essaye de se
reconstruire
comme il peut. Il nous faut du temps
et chacun à son rythme. Moi,
j’ai trouvé le mien ».

Selon elle, le chemin sera plus long pour ses
enfants. A l’instar de sa fille Caroline, qui a
déposé plainte contre son père. « Elle attend
des réponses de son père.
Aujourd’hui,
j’essaierai de l’accompagner du mieux que je peux. » Mère et
fille ont d’ailleurs repris contact : « On s’appelle
aujourd’hui. On a repris rendez-vous ».
Son fils David
n’a en revanche
pas brisé le silence
. « Il faut du temps pour guérir,
il faut du temps pour cicatriser », estime la mère de famille,
espérant que ses enfants trouveront des réponses à leurs
questions.