Une croix gammée graffée sur le « Monument à la République », place de la République, à Paris, le lundi 16 février 2026. Une croix gammée graffée sur le « Monument à la République », place de la République, à Paris, le lundi 16 février 2026. THOMAS SAMSON/AFP

Deux croix gammées ainsi que des slogans antisémites et appelant à la violence ont été graffés sur la statue de la République, à Paris, a constaté l’Agence France-Presse, lundi 16 février. La ville de Paris a dit à l’AFP avoir déposé plainte « afin de pouvoir retrouver et poursuivre les auteurs de ces actes inacceptables », que la maire, Anne Hidalgo (Parti socialiste), condamne « avec la plus grande fermeté ».

En lettres vertes, il est notamment écrit « Tuez les Rothschild » sur le rebord du monument emblématique, sur lequel est encore collée une affiche en noir et blanc en hommage à Ilan Halimi, jeune juif séquestré et torturé à mort en février 2006.

La police municipale était sur place, lundi à la mi-journée, et filmait les dégradations rapportées par Le Parisien et qui surviennent dans un climat d’augmentation des actes antisémites recensés en France. Ils ont certes diminué de 16 %, à 1 320 en 2025, mais « n’ont jamais été aussi élevés que pendant les trois dernières années » et comptent pour 53 % de l’ensemble des faits antireligieux, selon le ministère de l’intérieur.

« Climat de violence »

Leur forte hausse ces dernières années fait suite à l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza.

« Sans préjuger des auteurs une chose est claire : croix gammées, appels au meurtre et “Tuez les Rothschild” sur la statue de la République disent quelque chose du climat de violence actuel. Un climat où la haine finit toujours par viser les juifs », a réagi sur X l’Union des étudiants juifs de France (UEJF).

D’autres inscriptions sur la statue de la République visaient aussi « les pédo[criminels] » ainsi que l’ancien président de l’Institut du monde arabe Jack Lang, dont le nom est cité dans l’affaire Epstein.

Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie sans LFI à la Mairie de Paris, a dénoncé des « dégradations inadmissibles » et a demandé qu’une enquête « soit menée le plus rapidement et le plus sereinement possible, afin d’écarter la piste d’ingérences étrangères ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En 2025, plus de la moitié des actes antireligieux en France ont concerné les juifs

Lire plus tard

Le Monde avec AFP