MedFrance regroupe une quarantaine de laboratoires de petite taille fabriquant en France.
Le 9 janvier dernier, une quinzaine de laboratoires pharmaceutiques, tous français, claquaient la porte du Leem, le syndicat du secteur. Ils lui reprochaient de défendre insuffisamment les intérêts de la production en France, à un moment où les États-Unis attirent à eux l’essentiel des investissements, fragilisant l’industrie pharmaceutique européenne. Une partie des sécessionnistes vient de fonder un nouveau syndicat, qui devrait défendre davantage leurs intérêts.
Les PME et ETI fabriquant en France des médicaments matures (c’est-à-dire ayant perdu leur brevet), ainsi que les laboratoires Biocodex (le propriétaire de l’Ultra-Levure), Opella (celui du Doliprane) et Upsa ont annoncé lundi la création de MedFrance. Une quarantaine de laboratoires en tout, qui ont pour point commun de produire au moins 60 % de leurs médicaments en Europe et de disposer d’un fort ancrage industriel en France.
Droits de douane : les laboratoires pharmaceutiques échappent au pire
Le nouveau syndicat entend promouvoir les intérêts des médicaments matures fabriqués en France, par opposition aux médicaments innovants toujours sous brevet. « La création de ce syndicat acte la nécessité d’un nouveau cadre de régulation adapté aux médicaments matures, dont les spécificités ne sont pas assez prises en compte par les pouvoirs publics », explique le nouveau syndicat. MedFrance essaiera en particulier d’obtenir que le fait de produire en France ou en Europe se traduise dans le prix de vente du médicament (jusqu’à présent réévalué régulièrement à la baisse), ou dans la fiscalité qui s’applique à son laboratoire.