Le gouvernement de Donald Trump vient de
mettre fin au Stop & Start aux Etats-Unis. On vous explique
tout !
Au fil des années, les pouvoirs publics ne cessent de chercher
des solutions pour rendre les autos moins polluantes. Et ce alors
que ces dernières sont accusées de tous les maux, et pointées du
doigts de partout. C’est ainsi que de nouvelles règles et normes en
tout genre ont vu le jour. Et parmi elles, l’arrivée du
Stop & Start, qui s’est démocratisé en Europe avec l’arrivée de
la norme
Euro 5. Ce dispositif permet au moteur de s’arrêter
automatiquement dès que la voiture se stoppe. Puis il repart
lorsque l’on presse la pédale d’accélérateur pour repartir. Mais
aux Etats-Unis, les choses viennent de changer
concernant ce système.
Une nouvelle étape aux Etats-Unis
L’Agence de protection de l’environnement (EPA)
a confirmé la suppression des crédits réglementaires liés au
système start and stop. Cette annonce met fin à un avantage fédéral
qui encourageait fortement cette technologie depuis plus de quinze
ans. L’administration de
Donald Trump poursuit ainsi une réforme ambitieuse qui vise à
réduire de nombreuses contraintes environnementales. Et ce
changement rompt clairement avec les orientations adoptées par les
précédents gouvernements américains comme le rappelle Motor1. Il traduit aussi une
volonté politique de redonner davantage de liberté aux
constructeurs automobiles.
Pour mémoire, ces derniers avaient introduit cette technologie
pour répondre aux exigences fédérales de
consommation et d’émissions. Car cette dernière permet de limiter
le gaspillage de carburant dans les embouteillages et aux feux
rouges. Jusqu’à aujourd’hui, les constructeurs bénéficiaient de
crédits réglementaires appelés crédits hors cycle. Ceux-ci
récompensaient l’installation de technologies censées améliorer
l’efficacité énergétique des véhicules. Ils
permettaient aussi aux fabricants de respecter plus facilement les
normes fédérales d’émissions. Mais l’EPA a désormais décidé de
supprimer complètement ces avantages spécifiques. L’agence estime
que certaines technologies offrent des bénéfices environnementaux
difficiles à mesurer précisément. Elle considère aussi que ces
dispositifs influencent fortement les choix industriels sans
garantie claire.
Un changement radical
Cette décision change l’équilibre réglementaire qui encadrait la
conception automobile depuis plus d’une décennie. Elle envoie aussi
un signal clair aux constructeurs concernant les priorités
actuelles du gouvernement. Et Lee Zeldin, actuel
administrateur de l’EPA, défend cette réforme avec conviction. Il
affirme en effet très clairement vouloir restaurer la liberté de
choix des consommateurs américains. Il critique également seize
années de politiques qu’il juge contraignantes et
coûteuses pour l’économie nationale. Selon lui, ces règles
ont imposé des charges financières importantes aux constructeurs et
aux automobilistes.
Et il affirme que cette réforme élimine des contraintes inutiles
et favorise un marché plus libre aux Etats-Unis.
Cette position reflète sans surprise la vision globale de
l’administration Trump sur la réglementation environnementale. Elle
privilégie désormais la réduction des obligations fédérales
imposées aux entreprises. Il faut savoir que sur le plan technique,
cette décision n’interdit pas directement le système Start & Stop.
Les constructeurs peuvent toujours installer cette technologie sur
leurs modèles futurs. Toutefois, l’absence d’avantages
réglementaires change profondément leur intérêt
économique. Car les marques l’installent surtout par
obligation pure et simple plutôt que par envie. De ce fait, les
analystes estiment que les fabricants pourraient abandonner
progressivement cette fonction en série.
Certains pourraient proposer cette technologie uniquement en
option sur certains modèles spécifiques. Quoi qu’il en soit, elle
restera toujours obligatoire en Europe, malgré sa fin aux
Etats-Unis.