© DR - Michel Thiollière a été maire de Saint-Étienne de 1994 à 2008.

© DR – Michel Thiollière a été maire de Saint-Étienne de 1994 à 2008.

Nommé président du comité de soutien de Dino Cinieri, candidat aux municipales 2026, Michel Thiollière soutient la liste Ensemble pour Saint-Étienne, celle où figure son fils mais aussi d’anciens compagnons de route de Gaël Perdriau, passés certes dans l’opposition depuis. Il explique ses motivations. 

Victime dans l’affaire de la sextape, vous soutenez une liste qui reprend d’anciens élus du mandat de Perdriau, n’est-ce pas curieux ?

Ils ont pris conscience de la gravité des faits reprochés à Gaël Perdriau, ils en ont tiré les conséquences, il y a 18 mois à peu près, en quittant la majorité, mieux vaut tard que jamais. Ils ont été courageux en quittant leurs fonctions, ce qui n’est pas le cas pour ceux qui sont restés jusqu’au bout. Sur la liste de Dino Cinieri, s’il était élu, on peut imaginer 44 à 45 élus.

Il est important qu’il y ait dans cette majorité deux ou trois personnes ayant les compétences et la connaissance des affaires publiques. J’ai vécu ça, c’est quand même une grosse machine à faire tourner. Et pour la faire tourner, il faut connaître. Je trouve que l’équipe est assez équilibrée entre anciens élus et nouveaux venus.

Qu’est-ce qui vous a convaincu de rejoindre Dino Cinieri ? 

Il est le seul parmi les candidats en lice à avoir l’expérience de la gestion d’une ville, ce qui est important compte tenu de la situation de Saint-Étienne aujourd’hui. Ensuite, il a l’expérience de chef d’entreprise, ce qui est important aussi, car la ville a besoin de se redresser de tous points de vue. Enfin, il est le seul pour la droite et le centre à avoir réalisé l’union la plus large possible. Et puis, si on regarde le paysage alentour, Saint-Étienne a essayé autrefois le Parti communiste et cela n’a pas été une réussite, les Stéphanois ont préféré changer à la fin du mandat.

Ils ont essayé le Parti socialiste et puis au bout de six ans, ils ont décidé de changer aussi. Ils ont essayé un maire qui paraissait tonique mais qui s’est montré coupable de fautes graves. Quand on regarde tout ça, il y a aussi deux candidats sortants qui n’ont jamais manifesté d’hostilité ou d’opposition (à Gaël Perdriau, NDLR) donc cela me parait un peu suspect. Il m’a semblé que Dino Cinieri avait les qualités requises pour redresser la ville. 

On retrouve également votre fils Guillaume sur cette liste, le virus de la politique s’est-il transmis ?

Indépendamment de la politique, je suis très fier de Guillaume. Il a fait une école de commerce à Dijon, il a obtenu un diplôme en Suède, il a travaillé dans une entreprise à Paris dans le domaine des travaux publics, et puis il a décidé de revenir à Saint-Étienne pour y créer son entreprise. S’il y a un virus, on lui a peut-être passé celui de l’amour de Saint-Étienne et celui du travail. Il n’appartient à aucun parti politique, mais il veut aider et faire des choses pour la ville.