« Il faut arrêter les jeux ! » Après l’annonce ce lundi du départ d’Amel Zenati de la liste “Vivre unis à Échirolles” et de son soutien à Amandine Demore, Laëtitia Rabih n’a pas manqué de réagir. « Je veux déjà rappeler comment Amel Zenati est arrivée avec nous. Elle n’a pas fait partie des socialistes choisis pour figurer à Grenoble sur la liste de Laurence Ruffin. Elle a appelé Christophe Ferrari parce qu’elle cherchait une place et il l’a naturellement orientée vers nous, puisqu’elle habite Échirolles. Nous l’avons accueillie avec bienveillance et elle est arrivée à un moment où le travail avait déjà bien avancé. Elle souhaitait aussi une place d’adjointe, fléchée Métropole ».

Alors qu’Amel Zenati estime n’avoir pas eu accès aux éléments programmatiques qu’elle aurait souhaités, Laëtitia Rabih répond que si, « elle a eu des éléments, notamment sur les choix budgétaires. Ce qu’elle dit est faux. J’ai pu faire preuve de prudence sur certaines choses confidentielles après ce qu’il s’est passé avec MM. Blache et Serrag , (qui sont partis rejoindre la maire sortante, NDLR), mais elle n’a pas été privée d’informations et a rencontré les gens au fur et à mesure ».

Pour l’Échirolloise, « tenir les propos qu’elle tient c’est venir nous défoncer, nous casser du sucre sur le dos et jouer d’une manière pas très claire ».

Sur le sujet de la sécurité, « oui on le traite, mais on traite aussi le reste. Oui, on pense qu’il faut de vrais moyens supplémentaires et ça ne fait pas de nous d’horribles personnes de droite comme elle le laisse entendre ».

Et Laëtitia Rabih de répondre dans la foulée au PCF isérois, soutien de la liste d’Amandine Demore : « Contrairement à ce qu’ils disent, il n’y a pas de ralliement d’une partie des candidats de la liste de droite qui s’est retirée, avec notre équipe. David Vignon n’en fait pas partie, pas plus que ceux qui ont été investis par le MoDem et LR. Il n’y a pas d’union ! Il faut arrêter de déformer les choses. Nous menons une campagne propre, sans attaque frontale. Nous ne sommes pas en guerre. Ce qui se passe est démesuré et pas digne du débat démocratique », estime la candidate.