La retraitée de 73 ans était l’invitée de Yann Barthès dans son talk-show sur TMC ce lundi 16 février, à l’occasion de la sortie de son livre Et la joie de vivre, paru aux éditions Flammarion et qui retrace son parcours.

Gisèle Pélicot  était l’invitée d’honneur de «Quotidien»  ce lundi 16 février sur TMC. L’occasion de parler de son livre Et la joie de vivre, paru aux éditions Flammarion et qui retrace le parcours de la retraitée de 73 ans, du moment où elle a été mise au courant des nombreux viols sous soumission chimique dont elle a été victime et que son ex-mari Dominique Pélicot avait organisés, jusqu’au verdict libérateur qui a vu ce dernier et les 51 autres accusés être tous reconnus coupables et condamnés.

C’est pourquoi ce lundi soir, Gisèle Pélicot a tenu à s’exprimer sur le rôle crucial qu’avait eu le vigile du supermarché qui avait alerté la police après avoir surpris Dominique Pélicot en train de prendre des photos sous la robe de clientes, sans que ces dernières ne s’en aperçoivent. «C’est vrai que sans son intervention, monsieur Pélicot n’aurait jamais été arrêté. J’ai eu besoin, en effet, d’aller le rencontrer pour le remercier parce que je pense que cet homme m’a sauvée. Il y a eu cette action de ce jeune homme, parce que c’est vraiment un jeune homme quand je l’ai rencontré. On est tombés dans les bras l’un de l’autre, très émus. Je l’ai remercié de m’avoir sauvée, et lui, était heureux de me voir en bonne santé», a-t-elle confié, expliquant vouloir lui dédicacer son livre.


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Mais il n’est pas le seul que Gisèle Pélicot ait voulu remercier ce soir, puisqu’elle a également rappelé l’importance de Laurent Perret, le policier qui avait perquisitionné le téléphone de Dominique Pélicot, et avait découvert les nombreuses vidéos des viols commis sur la retraitée. Ses deux avocats, Stéphane Babonneau et Antoine Camus, ont également eu droit à quelques mots de celle qu’ils ont défendue dans ce procès hors normes datant de fin 2024.

«On s’est rencontrés par visio tous les trois, et le souci que j’avais, c’est que je n’avais pas les moyens de prendre deux avocats. Je leur ai expliqué que j’avais un souci d’argent, et ils m’ont dit : “Le problème n’est pas là, on va vous défendre comme si vous étiez notre mère”. Et ça, ça a été une magnifique rencontre, et on est liés encore aujourd’hui. J’ai apprécié leur délicatesse et leur élégance à mon égard», a raconté Gisèle Pélicot, affirmant que depuis la fin du procès, ils sont devenus de véritables amis.

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Ce livre, Et la joie de vivre, était nécessaire pour toute la société, afin qu’il y ait enfin une prise de conscience générale sur les violences faites aux femmes, et notamment le viol conjugal. En effet, Gisèle Pélicot a également témoigné : «Moi, quand je me suis mariée dans les années 1970, à l’époque, quand on se mariait, c’était pour le meilleur et pour le pire. Une femme se doit à son mari. Le viol conjugal existe. Alors aujourd’hui, ça y est, c’est rentré dans la loi, depuis peu de temps mais j’ai énormément de femmes de ma génération qui m’ont abordée et même des plus jeunes qui m’ont dit : “Vous avez raison, le viol conjugal existe”. Alors il ne faut pas alarmer tout le monde bien sûr, mais on peut quand même s’autoriser, messieurs excusez-nous, à dire non de temps en temps».

Après toutes ces déclarations, Yann Barthès s’est préparé à lancer une page de publicités, tout en vérifiant que son invitée était bien à son aise : «On va marquer une pause de pub, est-ce que vous voulez… C’est bon, vous avez de l’eau, vous voulez de l’eau pétillante, autre chose ? Vous me dîtes !» Seulement il faut croire que la bienveillance du présentateur a quelque peu troublé l’intéressée qui s’est alors exprimée : «Non, ça va, tout va bien. J’ai besoin de boire parce que souvent, quand je parle, j’ai la bouche un peu sèche. Mais tout va bien, ne vous inquiétez pas ! Ce n’est pas à l’antenne là ?» Et l’animateur de répondre, provoquant un grand éclat de rire chez son interlocutrice : «Si, si, on est à l’antenne. Il n’y a pas de problème».