Mise à jour à 16h15 : « Quentin a été frappé par 6 personnes et à ce stade, il n’y a pas eu d’interpellations. » Le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, a tenu une conférence de presse, à 16 heures. D’après le parquet, la victime a subi des lésions mortelles, à la tête. Une enquête criminelle a été ouverte pour homicide volontaire. Il y aurait une quinzaine de témoins dans ce dossier, tous n’ont pas été entendus. Le procureur a expliqué que les auteurs étaient en cours d’identification. Il n’a donc pas voulu aborder le cas particulier de l’assistant parlementaire du député LFI, Raphael Arnaud.

 

Les réactions s’enchainent à la suite du drame de la fin de semaine dernière à Lyon. Un jeune homme de 23 ans, Quentin, militant identitaire, est décédé samedi après avoir été passé à tabac par un groupe de personnes. D’après le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, les suspects seraient issus de « l’ultra-gauche ».

Et parmi eux, « cité par plusieurs témoins », selon les termes de Yael Braun-Pivet, figurerait un militant stéphanois (ancien membre de l’OSE CGT à l’époque où il était étudiant), désormais attaché parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, avec qui il a co-fondé le collectif « La Jeune Garde antifasciste ».

Celui qui a étudié à l’UJM et qui est connu des services de police à Saint-Etienne, s’est depuis retiré de ses fonctions de collaborateur, le temps de l’enquête. Il vient de se voir interdire d’accès à l’Assemblée nationale, par sa présidente, qui se justifie : « J’ai décidé, à titre conservatoire et sans préjudice des suites de l’enquête judiciaire, de suspendre ses droits d’accès à l’enceinte de l’Assemblée nationale, afin de prévenir les troubles à l’ordre public que sa présence est susceptible de susciter. »

À noter que le parquet de Lyon doit faire un point sur cette affaire ce lundi après-midi.