Depuis sa reprise en 2020 par le libanais Benta Pharma Industries, le site lyonnais remonte progressivement en charge et compte désormais une quinzaine de médicaments génériques en production. Mais aussi, des collaborations avec une trentaine de laboratoires partenaires en sous-traitance (Sanofi, Delbert ou encore Procter & Gamble, etc.) pour servir différents axes thérapeutiques : paracétamol, amoxicilline, sirop antitussif, médicament pour la sclérose en plaques, kétoprofène gel…
Et il ne compte pas s’arrêter là dans la relocalisation de principes actifs en tension, dont il a fait son coeur de métier : depuis plusieurs mois, Benta Lyon travaille en partenariat avec un jeune laboratoire voisin, Melchior Santé Animale, afin de relocaliser un nouveau médicament vétérinaire cette fois, visant à réduire le taux de mortalité chez les veaux nouveau-nés (Locatim).
« Vétérinaire de profession puis issu d’un parcours dans l’industrie pharma, j’ai cofondé Melchior Santé Animale en 2021 avec l’objectif de reprendre des médicaments vétérinaires supprimés par des grands groupes, notamment lorsque ceux-ci n’ont pas d’équivalents, dans l’objectif de les maintenir sur le marché français », expose Franck Dairin, son président.
Avec une petite dizaine de médicaments vétérinaires dans son portefeuille (dont un vaccin contre la fièvre catarrhale ovine, la FCO), Melchior Santé Animale a choisi de racheter en décembre 2024 la ligne de production ainsi que l’autorisation de mise sur le marché du Locatim. Un médicament vétérinaire dont le laboratoire suisse Biokema comptait se séparer, protégeant les veaux des diarrhées néo-natales, qui demeurent la première cause de mortalité chez les mammifères.