L’équipe de France défie l’Allemagne ce mardi (12h10) pour tenter de disputer un quart de finale olympique pour la première fois depuis Albertville en 1992.

«Le match le plus important de notre carrière.» Le capitaine de l’équipe de France Pierre-Edouard Bellemare a planté le décor d’emblée, en évoquant le barrage qui attend les hockeyeurs français face à l’Allemagne ce mardi (12h10). Une rencontre couperet «pour l’histoire» après trois nettes défaites face à la Suisse (0-4), la République tchèque (3-6) et au Canada (2-10). L’enjeu ? Une qualification pour les quarts de finale du tournoi dans le complexe milanais flambant neuf de Santagiulia. Un stade de la compétition olympique que la France n’a plus atteint depuis les Jeux… d’Albertville en 1992 (défaite 1-4 face aux États-Unis après avoir mené au score).

«On était venus ici en sachant que ça allait être trois matches extrêmement difficiles et que le quatrième match allait être le plus important», résumait dimanche soir Pierre-Edouard Bellemare après la sévère défaite encaissée face aux (immenses) favoris canadiens. Vainqueurs du Danemark (3-1) mais défaits par la Lettonie (4-3) et les États-Unis (5-1), les Allemands pointent, eux, au 7e rang mondial, soit sept places devant les Bleus, mais ils apparaissent plus à leur portée que leurs trois premiers adversaires. Même si, dans ses rangs, la Mannschaft compte huit joueurs estampillés NHL, comme la star Leon Draisaitl, MVP Outre-Atlantique de la saison en 2020, ou encore le gardien Philipp Grubauer (Seattle Kraken, 91% d’arrêts cette saison) et l’attaquant Tim Stutzle (Ottawa Senators, 28 buts et 33 passes décisives).

Il y a certaines choses qu’on essaie de mettre en place et qu’on n’a encore pas réussies.

Yorick Treille


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Pour rêver, les Bleus devront gommer le «gros manque de discipline» pointé dimanche par le sélectionneur Yorick Treille, ainsi que la mauvaise gestion de certaines phases de supériorité numérique, pendant lesquelles les Tricolores ont pris des buts contre les Tchèques et les Canadiens. «Il y a certaines choses qu’on essaie de mettre en place et qu’on n’a encore pas réussies. Il faut tirer les leçons pour ce prochain match, c’est pour ça qu’on est venus aussi, avec une chance sur 60 minutes d’accéder aux quarts», résume le technicien.

On va essayer d’aller chercher quelque chose et créer l’histoire.

Alexandre Texier

Seul Bleu à côtoyer avec Montréal les stars de la NHL, Alexandre Texier s’était lui aussi immédiatement tourné vers le barrage: «on a un objectif, c’est notre quatrième match (…) On va essayer d’aller chercher quelque chose et créer l’histoire». « Nous, on joue sans complexe, c’est un peu le secret de cette équipe de France», avait d’ailleurs affirmé avant le début du tournoi Sacha Treille. «On a déjà fait des exploits par le passé et à chaque match on se dit que ce n’est pas impossible. Et on sait que peu importe, ce tournoi, s’il est bon ou moins bon, on aura quand même une chance de faire ce huitième de finale, avec la rage la plus profonde et intense qu’on ait jamais eue. Et puis on verra bien.»

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Lors de leur dernière participation au tournoi olympique, à Salt Lake City en 2002, les Français avaient terminé 14e et derniers. Ils sont cette fois assurés d’enchaîner deux participations, puisqu’ils seront qualifiés en 2030 en tant que pays hôte. De même, la France organisera le Championnat du monde en 2028. Autant de grands évènements qui permettront aux Bleus de gagner en expérience. Et s’ils pouvaient commencer par s’offrir un quart de finale face aux Slovaques dès cette semaine, cela n’en serait que plus formateur…